16 mai 2018
Réponse à l’éditorial du 26 avril 2018 de Vincent Guilbault
Par: L'Oeil Régional

M. Guilbault, je tiens à réagir à votre récent éditorial paru dans vos pages. Vous semblez vous désoler que le PQ n’ait pas, à ce stade, de candidat unique recevant l’appui à l’unanimité des membres.

Vous avez raison, le Parti québécois, s’inscrivant franchement dans la tradition démocratique de René Lévesque, favorise un processus dit d’investiture, où le candidat est élu par les membres après une période d’élections ouvertes. Au terme de cette investiture, qui aura lieu le 3 juin prochain, le PQ aura son candidat. On peut certes «sourire» devant une telle démarche qui vise à donner au plus grand nombre possible une influence politique et décisionnelle directe, mais ce serait ainsi rire des citoyens qui, informés, mobilisés et intéressés par la chose publique, se rassemblent afin modeler une société à leur image, une société reflétant leurs valeurs. À l’opposé, à la CAQ, le choix du candidat ne reflète que la seule discrétion du chef et ses valeurs personnelles. Pas étonnant dans ce contexte que ce parti, en manque de membres et de financement, ait dû se dédire récemment d’une candidate pro-Trump, ou encore d’un candidat ayant «un dossier de harcèlement».
Bien que présent sur le terrain depuis plus d’un an, je me réjouis de cette course à l’investiture, qui rend plus fort l’ensemble du PQ et qui insuffle du sens au mot «démocratie». Le 3 juin prochain, c’est plus de 800 membres qui, dans Borduas, auront l’occasion de se faire entendre, plus de 800 membres qui seront ensuite galvanisés à bloc et s’uniront alors derrière le candidat élu démocratiquement. De quoi promettre toute une campagne électorale dans le comté Patriote, et une charge de travail intéressante pour vous, M. Guilbault!

Cédric G.-Ducharme, avocat, MBA, Candidat à l’investiture du Parti Québécois dans Borduas

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