29 avril 2015
Une résidente de Belœil transforme des poupées
Par: Karine Guillet
Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Une poupée Bratz métamorphosée par Lizette Flores

Mode.. Une résidente de Belœil donne une seconde vie aux poupées Bratz, Barbie et Monster High pour leur donner une image qui colle plus à la réalité des jeunes filles.

Mère d’un garçon et de deux filles, Lizette Flores a commencé à transformer des poupées il y a deux ans.

«Ma fille commençait à être beaucoup plus consciente de son image personnelle.  Elle commençait à faire ses choix. Inspirée par elle, j’ai voulu lui montrer que chaque fille est unique, qu’elle doit choisir l’image qu’elle veut présenter au monde et non pas se coller à celle dictée par l’industrie de la beauté ou du jouet», explique Mme Flores.

Yeux cachés sous un masque de maquillage,  lèvres bien pulpeuses, cheveux exubérants,  vêtements sexy et talons hauts. Pour la maman, les jouets que présente l’industrie aux petites filles sont hypersexualisés et ne permettent pas aux utilisatrices de s’y identifier. Le manque de diversité culturelle a également frappé la maman d’origine mexicaine.

«Quand on va en magasin, et qu’on cherche une poupée avec un teint plus foncé, ce que nous allons voir, c’est qu’ils vont prendre la même Barbie et lui donner une autre couleur de peau et d’yeux. Mais ce n’est pas assez. Il y a toute une question culturelle qui est laissée de côté.»

Transformation

Mme Flores trouve ses sujets dans les friperies ou les marchés aux puces. À la maison, elle leur lave les cheveux, les peigne, puis les démaquille. Elle repeint elle-même leur visage et leur confectionne des vêtements. Chaque poupée peut lui prendre deux jours de transformation.

Dans un souci de représenter la diversité culturelle, la résidente de Belœil fait également des recherches sur le web et auprès des gens qui l’entourent pour donner à chacune de ses protégées une origine, une histoire.

Parmi ses réalisations figurent des jouets à l’origine afghane, yaqui, inuit et tarasque. Pour les correspondre davantage à l’image des jeunes filles qui préfèrent frapper dans un ballon aux séances de maquillage, elle a même créé une poupée hockeyeuse. Elle a même déjà créé une poupée chauve, à l’image de la blogueuse Nalie Agustin, une Montréalaise frappée par le cancer à 24 ans.

Mais au-delà du jeu, Mme Flores espère bien que son initiative apprendra aux jeunes filles à être fières de leur identité.

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