7 mai 2015
Une économie de dernière minute
Par: Denis Bélanger
Une économie de dernière minute

Une économie de dernière minute

Avec une vie de famille, il faut faire des choix. Au départ, je ne devais pas écouter le supposé combat de boxe du siècle opposant Floyd Mayweather à Manny Pacquiao. Nous devions recevoir des amis à la maison, qui ne sont pas des amateurs de boxe, et je n’étais pas trop enchanté de dépenser 100$ pour le commander à la télé à la carte.

Finalement, vers midi, on apprend que la visite ne viendra. Nous essayons alors d’inviter d’autres amis. Là commence à germer dans mon esprit l’idée d’aller voir le combat à la Cage de la terre maskoutaine.

Après avoir eu le feu vert de mon «boss» pour y aller, je suis venu près de me dégonfler. Il est 10h, je suis dans mon salon et je suis fatigué. Je me dis que je pourrais peut-être le commander et que 100$ n’était pas la mer à boire. Finalement, mon «boss» m’a suggéré d’y aller.

J’ai bien fait, ça ne m’aura coûté que deux bières, soit moins de 20$ pour regarder le combat qui ne sera pas considéré comme le meilleur de l’année. Une belle économie de 80$. Je ne regrette pas l’aventure. Notons qu’un homme de boxe connu par les gens du milieu était aussi sur place à la Cage.

J’aurais été évidemment déçu si j’avais commandé cet événement seul, mais pas autant que je ne l’étais il y a près de 18 ans. En 1997, mes parents avaient décidé de m’offrir un petit cadeau et de commander le combat Tyson-Holyfield 2. Un de mes amis m’avait d’abord proposé d’aller le voir à la Cage de Chicoutimi. Mes parents n’étaient pas chauds à l’idée, je crois qu’ils avaient peur pour leur ado de 15 ans!!

Si ma mémoire est bonne, je crois que le combat nous avait coûté autour de 80$. Et dire que le duel s’était terminé au 3e round, parce que Mike Tyson avait mordu l’oreille d’Evander Holyfield deux fois.

David Lemieux la vedette

Le boxeur David Lemieux doit saisir la chance qui s’offre à lui. Le boxeur lavallois pourrait devenir LA VEDETTE de la boxe au Québec, et ce, très prochainement, si tout le monde joue les cartes comme il le faut.

Lucian Bute est en pente descendante et ne reviendra probablement pas au sommet. Bermane Stiverne n’est plus champion du monde des poids lourds. Eleider Alvarez est dans une division de poids des mi-lourds, qui contient trop de boxeurs basés au Québec. Adonis Stevenson a encore une énorme côte à remonter auprès du public québécois. Une victoire contre Kovalev changerait la donne, mais ce combat n’arrivera pas de sitôt. En plus, Adonis disputera son prochain combat à Haïti. Je ne sais pas quand il reviendra au Centre Bell.

Artur Beterbiev deviendra une méga vedette très bientôt. Mais avec la faiblesse du dollar canadien, on risque de le voir boxer à l’extérieur plus souvent.

Jean Pascal demeure la figure de proue de la boxe au Québec. Je parle du point de vue intérieur évidemment. Pascal va probablement se battre aux États-Unis en juillet et pourrait peut-être affronter à nouveau Kovalev. Une deuxième défaite de Pascal aux mains du Russe pourrait grandement affecter son statut et diminuer sa valeur aux yeux de tous.

David Lemieux doit d’abord battre Hassan N’Dam N’Jikam pour le titre vacant IBF des poids moyens, duel qui devrait avoir lieu à Montréal en juin. Lemieux a tout pour plaire. Il cogne dur et offre des K.-O. En plus, c’est un produit purement québécois, qui a été entraîné et formé par des entraîneurs de la belle province, tout comme ça a été le cas pour Jean Pascal et Adonis Stevenson.

 

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