21 juin 2018
Réforme des institutions démocratiques et légalisation du cannabis
Une dernière session chargée pour Simon Jolin-Barrette
Par: Karine Guillet
Le député Simon Jolin-Barrette avait  invité les médias pour faire le bilan de sa dernière session parlementaire. photo: Karine Guillet

Le député Simon Jolin-Barrette avait invité les médias pour faire le bilan de sa dernière session parlementaire. photo: Karine Guillet

Simon Jolin-Barette a siégé dans le salon bleu pour la dernière fois de son premier mandat vendredi dernier. Cette dernière session parlementaire a été particulièrement chargée pour le député de Borduas, qui a piloté pour la Coalition Avenir Québec le volumineux dossier sur la légalisation du cannabis, adopté la semaine dernière.

«Ça a été une très belle expérience de défendre les intérêts des citoyens de la circonscription de Borduas, note le député, qui a confirmé il y a quelques mois sa candidature aux prochaines élections. Ça a été vraiment un plaisir, surtout que j’ai grandi ici. C’était comme défendre les membres de ma famille à l’Assemblée. J’ai beaucoup appris, mais il reste beaucoup de travail à faire.»

Cannabis
Le projet de loi sur la légalisation du cannabis a monopolisé plus de temps à l’Assemblée nationale que tous les autres projets de loi présentés au cours des quatre dernières années. Si la Coalition Avenir Québec n’a pas réussi à fixer l’âge légal de consommation à 21 ans, comme le souhaitait M. Jolin-Barrette en raison des impacts sur le développement du cerveau des adolescents, le député s’estime toutefois satisfait d’avoir réussi à obtenir un encadrement resserré pour les fournisseurs de la future Société québécoise du cannabis, qui exigera notamment un feu vert de l’Autorité des marchés financiers, tout en priorisant les fournisseurs québécois. Il s’est aussi dit déçu que la ministre ait refusé d’encadrer la consommation dans les lieux publics.
«C’est clair que si on est portés au gouvernement, on souhaite revoir certaines dispositions de la loi sur l’encadrement du cannabis. C’était important de l’adopter avant la fin de la session, même si on n’est pas entièrement d’accord avec le projet de loi, car on ne voulait pas que ce soit les règles fédérales qui s’appliquent», note-t-il.

Réforme du scrutin
Le politicien a aussi été responsable de la planification concernant la réforme du mode de scrutin pour sa formation. Au terme de discussions, la CAQ, le Parti québécois, Québec solidaire et le Parti vert du Québec se sont engagés à réformer le mode de scrutin vers le mode proportionnel mixte compensatoire s’ils prennent le pouvoir à l’automne. Une entente qu’il qualifie d’historique, même si les Libéraux ont refusé de s’engager. «Les astres n’auront jamais été si bien alignés pour la réforme du mode de scrutin. Ça n’a pas été facile de négocier et d’arriver à un consensus […] Ça a été beaucoup de travail, mais valorisant d’arriver à un résultat.»

Projets de loi
Le député a également déposé trois projets de loi cette année. Il souhaite que l’État soit responsable pour payer les recouvrements sous la barre des 2000 $ aux petites créances, actuellement à la charge des citoyens. Il a également proposé un projet de loi permettant aux gens de s’excuser sans que cela soit considéré comme aveu de responsabilité légalement. Ça avait été recommandé par un comité du barreau dans un souci d’efficacité et ça permet d’éviter que tout le monde s’en aille à la cour pour une question de principe», croit-il.
Le plus récent projet de loi propose de donner accès aux personnes handicapées à leurs antécédents médicaux. Un terrain connu pour le député, qui s’était déjà penché sur la question l’an dernier dans le cadre du projet de loi 113.

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