27 septembre 2017
Mont-Saint-Hilaire
Une campagne sous le thème de l’amertume
Par: Denis Bélanger

Jean Pierre Bessette II. Photo : Denis Bélanger

Photo: Archives

Yves Corriveau.

Le ton s’est envenimé sur les médias sociaux entre les deux principaux partis politiques de Mont-Saint-Hilaire, quelques jours avant le début officiel de la campagne. Le point de départ de ces salves est la rupture d’une amitié entre le maire sortant Yves Corriveau et son ancien directeur de campagne, Jean-Pierre Bessette II, maintenant dans le camp de l’opposition avec Vision Citoyenne.

Dans la foulée des démarches entourant un registre pour deux règlements d’urbanisme, le maire a indiqué sur la page Facebook de son parti Avenir Hilairemontais que la panique se faisait sentir dans le camp de Vision Citoyenne. Il s’agissait d’une réplique de M. Corriveau au fait que le parti d’opposition ait incité les gens à aller signer le registre sur la page d’Avenir Hilairemontais.

«Je pense que c’est la première fois au Québec qu’un parti ose aller sur le site concurrent et publier quelque chose. Cela démontre qu’ils sont en panique. Tant mieux.» Ce commentaire a toutefois été retiré de Facebook depuis.

Vision Citoyenne a par la suite publié un message écorchant chaque candidat de l’équipe d’Yves Corriveau. Le parti a qualifié le maire sortant de marionnette imbue d’elle-même qui se présentait que pour la paye. Ce message a aussi été enlevé par la suite. «Nous avions publié ce message en indiquant que dès (le lendemain) il serait retiré et qu’à partir de ce moment, nous allions nous consacrer à informer les citoyens sur nos préoccupations», a expliqué M. Bessette.

Yves Corriveau n’envisage toutefois pas pour l’instant d’envoyer de mise en demeure ou de poursuite. «Ce n’est pas un candidat dans l’intérêt des citoyens de Mont-Saint-Hilaire, c’est un candidat qui veut se venger, lance-t-il. Depuis le début, ce n’est que du négatif, c’est à l’image de ce que je connais de lui. Moi, je sais que la population est contre ce genre de campagne en bas de la ceinture. Moi, ça me laisse indifférent ce qu’il marque; nous, on n’attaque personne.»

Jean-Pierre Bessette, qui se présente comme conseiller municipal, réfute mener une croisade personnelle. «La décision de former un parti d’opposition vient de l’insatisfaction généralisée de ma famille, de mes amis et de mes concitoyens lors de discussions amicales. Le stratège en moi a décidé de simplifier la démarche en établissant la base du parti. Au début, je ne pensais pas me présenter, mais l’aberration de l’administration actuelle a fait en sorte que j’ai choisi de défendre ma ville.»

Un désaccord
Selon Yves Corriveau, sa relation avec Jean-Pierre Bessette s’est brisée lorsque le conseil municipal a rejeté à l’automne 2015 une recommandation du comité de sécurité et de circulation, auquel siégeait M. Bessette. Le comité recommandait au conseil de revoir le projet d’aménagement des cases de stationnement sur la rue des Démarieurs afin d’éviter le stationnement en perpendiculaire avec sortie sur ladite rue, située proche de la demeure de M. Bessette. Le conseil municipal a plutôt souhaité conserver le statu quo quant aux travaux d’aménagements. «Les travaux étaient déjà commencés et il y avait 6 ou 7 personnes dans le coin. La guerre est partie depuis ce moment-là. Son rêve est de débarquer Yves Corriveau de la mairie, rapporte le maire. C’était un ami et il venait même souper à la maison.»

M. Bessette précise que c’est la configuration du stationnement qui l’agaçait, puisque la disposition des boites aux lettres obstruait la vue sur un parc à deux de ses voisins. «Lors d’une rencontre du comité, le conseiller Frédéric Dionne, à la demande du maire, nous a demandé de ne plus dire pendant des rencontres l’expression piste cyclable et de la remplacer par accotements élargis, car cela passerait mieux aux yeux des citoyens selon le maire. Il n’en a pas été question dans le procès-verbal! J’ai démissionné par éthique, pour mensonge à la population, dépenses supplémentaires de 1 M$ et mise en danger des cyclistes sur la piste menant en haut de la montagne.»

Des propos que réfute M. Corriveau.

 

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