20 décembre 2017
Un village de Noël unique
Par: Karine Guillet
M. Lauzon a même inclus à son décor une lune qui s'illumine selon les cycles lunaires.  Photo : François Larivière.

M. Lauzon a même inclus à son décor une lune qui s'illumine selon les cycles lunaires. Photo : François Larivière.

Pour donner plus de cachet à son décor, M.  Lauzon a bloqué deux fenêtres au sous-sol pour recréer la nuit. Photo : François Larivière

Pour donner plus de cachet à son décor, M. Lauzon a bloqué deux fenêtres au sous-sol pour recréer la nuit. Photo : François Larivière

Gabriel Lauzon souhaitait créer un village de Noël hors de l’ordinaire. Après plusieurs mois de travail, sa création, une maquette recréant Central Park des années 1930, a de quoi impressionner.

Avec ses manèges rétro et son pont de Brooklyn entièrement illuminé, la scène d’environ 7 pieds par 8 pieds trône dans une chambre de la résidence de M. Lauzon. Le concepteur travaille depuis septembre à réaliser cette scène qui déploie sa réelle beauté une fois le soir venu. Il y a même inclus un dirigeable et un spectacle de feux d’artifice dans le ciel de la Grosse Pomme. Le père Noël a lui aussi droit à une entrée spectaculaire, croqué sur le vif, en plein saut de parachute.
Le résident de Belœil a toujours aimé bâtir des villages de Noël. Parmi ses créations, il avait déjà réalisé une montagne avec des skieurs et un village américain. L’idée de recréer Central Park lui est cette fois-ci venue alors qu’il avait commandé une murale de la ville de New-York pour décorer l’ancienne chambre de sa fille. Une fois arrivée, la scène était en panneau plutôt qu’en papier peint précollé. «Je me suis aperçu que je ne pouvais pas la poser!», blague-t-il. Il n’en fallait pas plus pour le convaincre d’utiliser la ville comme fond de son œuvre.

Des heures de travail
Pour donner vie à son œuvre, celui qui a déjà travaillé à réaliser des décors de scène n’a pas hésité à repeindre à la main chacun des manèges qu’il s’est procurés, un travail d’une à deux heures par manège. Il a aussi fabriqué des enseignes, comme celle du cirque Barnum & Bailey, un travail de plus de quatre heures pour une affiche seulement. «J’ai trouvé une photo d’une annonce du cirque dans un magazine, que j’ai découpée puis montée sur une enseigne lumineuse», explique-t-il.
La pièce maîtresse de son village reste le pont de Brooklyn, réalisé à partir d’une affiche. «Le pont m’a donné du fil à retordre. Je ne voulais pas que ça paraisse que c’était un poster, raconte-t-il. Poser des lumières, c’est plus facile à dire qu’à faire! Ça m’a pris une journée pour illuminer le pont, pour faire les trous et s’assurer que les lumières étaient à la bonne place.» En plus des lumières, M. Lauzon a fabriqué lui-même les montants du pont et a repeint à l’aréographie une partie du décor en noir en ne conservant que certains bâtiments, pour que le pont s’insère bien dans son décor. Il a aussi ajouté la rivière.
M. Lauzon n’a pas encore décidé s’il démontera son œuvre après les Fêtes ou s’il la continuera. Il précise qu’il possède encore des boîtes de train miniatures qui pourraient facilement lui permettre de doubler la superficie de son œuvre.

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