15 juin 2018
Musique électronique
Un vendredi de découvertes au Festibel
Par: Olivier Dénommée
Ce qui attire Marc Distexhe dans la musique électronique, c’est la complexité des sons et les possibilités infinies qu’ils offrent. «Moi, j’entends un film sur scène!», explique ce passionné.
Photo: Mihaela Petrescu

Ce qui attire Marc Distexhe dans la musique électronique, c’est la complexité des sons et les possibilités infinies qu’ils offrent. «Moi, j’entends un film sur scène!», explique ce passionné. Photo: Mihaela Petrescu

Marc Distexhe, alias TenGraphs. Photo: François Larivière

Marc Distexhe, alias TenGraphs. Photo: François Larivière

Pour sa 13e édition du 5 au 8 juillet, la programmation du Festibel marque par son audace: entre deux soirées dédiées à des têtes d’affiche bien connues du public, celle du vendredi 6 juillet se consacre pleinement à une programmation d’artistes de musique électronique, une belle façon de s’adresser à un public plus jeune.

Parmi la liste de 10 artistes du vendredi se trouve TenGraphs, nom de scène du Montréalais Marc Distexhe, qui verse dans un dubstep aux sonorités violentes, dignes d’un film d’horreur. Le producteur de 23 ans milite surtout pour que la musique électronique occupe un plus grand espace dans les médias. «Au Québec, on a beaucoup d’artistes qui ont une carrière à l’international, mais dont on n’entend pas du tout parler ici.» Il cite en exemple Snails et Apashe, qui connaissent la gloire partout dans le monde, mais dont la couverture locale est plus limitée.

Le Festibel est un festival de ville qui se veut familial, alors d’aller proposer une soirée comme celle-là, c’est assez audacieux!»
Marc Distexhe, alias TenGraphs

Variété au menu
La programmation du Festibel est une belle initiative selon Marc Distexhe pour faire découvrir le monde de la musique électronique à un public néophyte, mais ouvert et curieux.
Le choix des trois têtes d’affiche de la soirée a aussi été salué par le producteur. «Dion Timmer est un jeune prodige qui a été repêché à 16 ans par Excision. Quant à Dieselboy, c’est un des gros artistes dans le drum & bass. En live, ce gars-là est une machine, autant qu’en studio. C’est une légende et sa qualité est reconnue partout dans le milieu. Je connais moins Far Too Loud, mais je sais que ça fait longtemps que les gars sont dans le milieu et qu’ils ont aidé Snails à monter», explique-t-il. Ces trois noms à eux seuls seraient dignes d’un grand festival de musique électronique, assure le musicien.
À la liste s’ajoutent Mik Gringer, Miss DJ Licious, Dopamyne, Izzy Vadim, Nytrix, Astronaut et, bien sûr, TenGraphs. «La programmation contient une variété très saine avec un line-up pas trop underground et trois têtes d’affiche qui auront du succès autant auprès des jeunes que des plus vieux», croit Marc Distexhe. Il salue d’ailleurs le Festibel pour la progression de l’intensité au fil de la journée qui atteindra son sommet avec Dion Timmer.
Il est aussi persuadé que tous les curieux arriveront à trouver leur compte lors de cette journée dédiée à la musique électronique. «Presque toutes les gammes de la musique électronique seront représentées, et il suffit d’une chanson par genre pour accrocher quelqu’un.» Il met au défi les réticents de passer quelques heures au Festibel le 6 juillet pour y entendre la musique qui s’y fait. «Si après avoir entendu des dizaines de chansons, aucune ne vous a plu, venez me voir et je vais vous en trouver une!», lance-t-il le plus sérieusement du monde.

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