28 janvier 2021
Un reconfinement difficile pour les commerçants du Vieux-Belœil
Par: L'Oeil Régional
Nicolas Garcia, propriétaire du Quartier Général du Vieux Belœil, s’occupe des commandes à emporter. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

Nicolas Garcia, propriétaire du Quartier Général du Vieux Belœil, s’occupe des commandes à emporter. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

Nathalie Bardier, propriétaire de la boutique L’Antilope, et sa fille Liane Tremblay Bardier, responsable de la boutique en ligne, traitent les commandes en attendant la réouverture.

Nathalie Bardier, propriétaire de la boutique L’Antilope, et sa fille Liane Tremblay Bardier, responsable de la boutique en ligne, traitent les commandes en attendant la réouverture.

Un texte de Mégan Champagne

La pandémie mène la vie dure aux commerçants jugés non essentiels qui doivent s’adapter depuis le mois de décembre dernier. Les mesures mises en place par le gouvernement ont eu un impact majeur sur les commerces locaux du Vieux-Belœil, dont la boutique de bijoux L’Antilope et le café Quartier Général.

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Nathalie Bardier, propriétaire de L’Antilope, et Nicolas Garcia, propriétaire du Quartier Général, font face à plusieurs défis reliés à la crise sanitaire. Le manque d’achalandage les affecte particulièrement. Avant les Fêtes, le café réussissait à avoir une clientèle régulière sur l’heure du dîner. En ce moment, les visiteurs se font plus rares.

« Les gens sont au courant que nous sommes ouverts, mais ne semblent pas savoir qu’il leur est permis d’entrer », explique M. Garcia. Quant à Mme Bardier, elle prévoit permettre la cueillette en magasin d’ici la semaine prochaine pour offrir davantage de services à ses potentiels acheteurs. « Je m’adapte comme je peux pour accommoder le plus de personnes possible », affirme-t-elle.

L’absence de contacts humains se fait aussi de plus en plus ressentir chez les deux commerçants. « Cela fait 29 ans que je suis ici et que j’entretiens de bonnes relations avec ma clientèle. Celles-ci sont donc très importantes pour moi », relate la propriétaire de L’Antilope. Elle ajoute que de revoir ses clients l’été dernier après le premier confinement lui a fait beaucoup de bien et à eux également. Certains ont même pris le temps de se confier à elle.

Le Quartier Général est aussi un endroit qui rassemble habituellement beaucoup de gens. L’ambiance d’autrefois manque à son propriétaire. « Les gens venaient ici pour se retrouver soi-même ou entre êtres chers. On a hâte que ça recommence », dit-il.

La présence en ligne
Les réseaux sociaux ont joué un rôle impor- tant lors de ce second confinement. Les propriétaires s’en sont servi pour garder
contact avec leur clientèle. En plus de la boutique en ligne créée il y a deux ans par sa fille aînée, Liane, Nathalie Bardier a récem- ment augmenté son activité sur le web. « La sélection de bijoux n’est pas la même en ligne qu’en magasin, donc il m’arrive d’envoyer des photos et de clavarder avec certains clients selon les demandes. C’est aussi une belle occasion de faire découvrir nos produits », explique-t-elle.

Le Quartier Général s’est aussi servi des réseaux sociaux. Il a entre autres créé le personnage Cuppy le gobelet compostable pour alimenter sa page Facebook dans les dernières semaines. Selon Nicolas Garcia, cette initiative aide à montrer qu’il est bel et bien actif.
Les commerçants continuent de s’adapter aux mesures tout en se préparant pour la suite. En attendant la réouverture, M. Garcia reste patient. « J’ai hâte, mais je suis conscient qu’il ne faut pas aller trop vite. Je veux ouvrir, mais pour de bon », souligne-t-il.

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