16 mars 2016
Un projet de logements de transition à Mont-Saint-Hilaire
Par: L'Oeil Régional
Les logements de transition pourraient se situer dans un immeuble de l’Office municipal d’habitation de Mont-Saint-Hilaire.

Les logements de transition pourraient se situer dans un immeuble de l’Office municipal d’habitation de Mont-Saint-Hilaire.

Mont-Saint-Hilaire pourrait accueillir les tout premiers logements de transition de la Vallée-du-Richelieu. Les logements visent des personnes voulant se «reprendre en main» et ainsi se sortir d’une situation précaire.

Le projet en partenariat avec la Ville de Mont-Saint-Hilaire est mené par le Regroupement pour le développement social de la Vallée (RDSV), sur lequel siègent des élus municipaux et des organismes communautaires. Il est encore au stade embryonnaire.

Le comité logement du RDSV déposera, d’ici le début avril, une demande auprès de l’Office municipal d’habitation de Mont-Saint-Hilaire (OMHMSH) pour qu’il accueille dans deux de ses unités de logement ces futurs appartements de transition.

Une fois le projet approuvé, les intervenants tenteront de trouver du financement afin d’aménager les logements et embaucher une personne-ressource, notamment.

Si le projet avance bien, l’objectif est que les premiers locataires arrivent à partir de cet automne.

Personnes fonctionnelles

Le Regroupement ne cible aucune clientèle précise. Les logements s’adresseraient à tout type de personnes pourvu qu’elles soient «fonctionnelles», c’est-à-dire des personnes ne nécessitant pas une surveillance 24 heures sur 24.

«Ce ne sont pas des personnes qui sont en troubles de consommation ou qui seraient en crise de santé mentale», précise la directrice générale de la Corporation de développement communautaire de la Vallée-du-Richelieu (CDCVR), Marie-Claude Durette.

Les logements de transition ciblent, par exemple, une clientèle victime de violence, des familles monoparentales avec des besoins particuliers ou des personnes en situation d’itinérance ou à risque.

À la différence d’un logement d’urgence, une personne peut vivre un maximum de cinq ans dans un logement de transition.

Se reprendre en main

Les logements de transition soutiennent «une démarche de transition vers l’autonomie» durant laquelle le locataire «s’engage dans une démarche de prise en charge personnelle, de réorganisation de vie ou d’insertion sociale», indique la Société d’habitation du Québec.

«Ça va leur permettre de se reprendre en main et de faire les démarches pour leur permettre de reprendre un rythme de vie plus adéquat», explique Mme Durette. Elle mentionne que les futurs locataires seront recommandés par des organismes de la région.

À l’heure actuelle, les logements de transition les plus proches de la région se retrouvent à Saint-Hyacinthe ou à Granby.

 

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