6 décembre 2019
Un nouveau directeur technique au parcours bien rempli
Par: Denis Bélanger

Vincent Dernoncourt. Photo gracieuseté

Le Club de soccer de la Vallée-du-Richelieu (CSVR) compte depuis septembre sur un nouveau directeur technique, Vincent Dernoncourt. Débarqué au pays il y a près de dix ans avec beaucoup de bagages sur le plan professionnel, Dernoncourt aura notamment comme mission de guider son club au travers de la réforme qui est en train de s’appliquer à la grandeur du Canada.

Originaire de Valenciennes, une commune située dans le nord de la France, Vincent Dernoncourt a joué dans les rangs professionnels en deuxième division française, notamment pour l’équipe de son patelin d’origine ainsi qu’à Nances. Il a aussi joué pour l’équipe d’Anvers en deuxième division du championnat de Belgique.

Après avoir accroché ses crampons, il a décidé de rester dans le milieu du soccer en occupant un rôle de formateur. Dernoncourt s’est installé au Canada en 2010. Il a d’abord occupé le poste de directeur technique du Cosmos de Granby pendant cinq ans. Après, il a travaillé à l’association régionale du Centre-du-Québec. Il est revenu ensuite dans la région de soccer Richelieu-Yamaska, dans laquelle fait partie le CSVR, au club de Bromont.

« Le monde du soccer est un microcosme. J’ai eu un contact avec le président du CSVR. Le conseil d’administration voulait une certaine approche. Mon embauche s’est faite de fil en aiguille », ajoute-t-il.

Un club en santé
Vincent Dernoncourt avoue débarquer dans un club de soccer en santé, ce qui lui facilite la tâche. « Ça roule très bien ici. Ça se bat aux portes pour venir. C’est sûr qu’il y avait des choses à travailler et à modifier, mais il y avait quand même beaucoup de diversité. »

Le directeur technique du CSVR apprécie aussi l’esprit de famille qui règne au sein de l’organisation. « C’est comme une grande famille. Les gens se connaissent depuis longtemps et ils ont de l’expérience. J’ai des personnes du staff d’entraîneurs qui ont joué au CSVR et sont diplômés. C’est impressionnant. »

Des exigences à remplir
La réforme du soccer canadienne aura pour effet d’éliminer le système de classification AAA, AA et A. Les organisations devront alors obtenir différents types de licences, comme nationale, provinciale ou encore régionale. « Ça commencera en 2024. Nous serons évalués tous les deux ans. Nous pourrons alors dans ce cas descendre de classification ou monter. Il y a plusieurs critères à rencontrer pour avoir un type de licence », explique Vincent Dernoncourt.

Tous les clubs devront aussi modifier leur approche sur le plan du développement et du recrutement. « Nous allons travailler avec tous les membres de l’organisation. Nous allons devoir travailler encore plus fort pour développer nos joueurs à la base. Chose certaine, le niveau de soccer a progressé depuis que je suis arrivé. On commençait à l’époque à s’entraîner dans des gymnases et en centre intérieur. »

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