16 septembre 2016
Un groupe pour marcher en sécurité sur la montagne
Par: Denis Bélanger
Mireille Tanguay

Mireille Tanguay

Adepte des randonnées en nature, l’Hilairemontaise Mireille Tanguay a été bouleversée par la récente agression d’une femme survenue au mont Saint-Bruno. La femme de 55 ans ne marche plus seule depuis et veut mettre sur pied des groupes de marche au Centre de la nature à Mont-Saint-Hilaire.

L’agression s’est produite le 2 septembre en milieu de journée. La victime faisait sa course. La femme a eu la vie sauve et l’homme n’aurait pas utilisé d’arme. Le suspect d’une quarantaine d’années a été récemment arrêté le week-end dernier. Au moment de sous presse, le Service de police de l’Agglomération de Longueuil (SPAL) indiquait être toujours en cours d’enquête dans cette affaire. L’individu d’une quarantaine d’années risque de faire face à des accusations de tentative de meurtre. «Ça m’a touchée, car c’était une femme de mon âge. De plus, ça fait plusieurs femmes à qui ça arrive depuis un certain temps, souligne Mme Tanguay qui se promène sur la montagne avec du poivre de Cayenne. Le jour de l’agression à Saint-Bruno, plusieurs amis, proches et collègues étaient inquiets.»

Des marcheuses ont déjà manifesté un intérêt pour l’initiative de la femme qui est cadre dans une entreprise pharmaceutique. Mme Tanguay  a même démarré une page Facebook : Club De Marche MSH.  «Si on marche à deux ou à trois, on va se sentir en sécurité. On invite aussi les hommes à se porter volontaire pour accompagner.»

Mireille Tanguay aimerait que son groupe de marche «fasse des petits» un peu partout en province. Elle prétend qu’il n’y a pas assez d’initiatives dans les parcs et les sentiers pour assurer la sécurité des femmes. «Évidemment, au Centre de la nature, il y a les patrouilleurs, c’est non négligeable. Ils sont bien formés, compétents et agréables. J’aimerais les voir davantage.»

Aux yeux de Mme Tanguay, sa démarche n’est pas conduite par la peur, mais bien par le principe de vigilance. «Certaines femmes me répondent qu’elles ont été éduquées à ne pas avoir peur. Ce n’est pas une question d’avoir peur, c’est d’être allumée et vigilante. Il ne faudrait pas marcher avec des écouteurs. L’autre jour, je parlais avec une jeune demoiselle avant de me rendre compte qu’elle avait des écouteurs. Elle ne m’a pas entendue et est passée tout droit.»

De son côté, le responsable des services et de la sécurité à la Réserve naturelle Gault, Martin Duval, assure que lui et les patrouilleurs sont sensibles à la situation. Le portrait-robot de l’agresseur du mont Saint-Bruno est affiché sur place. «J’ai aussi donné quelques consignes de sécurité à Mme Tanguay comme d’utiliser les vrais sentiers.»

Présentement, les sentiers sont accessibles de 8h jusqu’à une heure avant le coucher du soleil, soit 18h30 pour le moment. Notons de plus que les chiens sont interdits.

Arrêté  

 Yves Roy, un homme de 46 ans de Sainte-Julie, a attaqué une joggeuse le 2 septembre. Après l’avoir plaquée au sol, le suspect aurait frappé la victime à de multiples reprises et a tenté de l’étrangler. Lors de l’agression, la victime a subi des fractures aux côtes, à une cheville et a souffert de nombreuses ecchymoses. Yves Roy a été arrêté vendredi dernier. Il est accusé de tentative de meurtre, de tentative d’étranglement et de séquestration. Il risque une peine maximale d’emprisonnement à perpétuité.

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