29 avril 2015
Un fardeau fiscal important à Saint-Mathieu-de-Belœil
Par: Denis Bélanger
Un fardeau fiscal important à Saint-Mathieu-de-Belœil

Un fardeau fiscal important à Saint-Mathieu-de-Belœil

Les résidents de Saint-Mathieu-de-Belœil figurent parmi les citoyens les plus taxés au Québec. D’après une enquête de TC Media, ils versent annuellement aux différents paliers de gouvernement plus de 17 000$, ce qui est bon pour le 17e rang à l’échelle de la province.

La contribution totale comprend les impôts payés au fédéral et au provincial, ainsi que les taxes municipales et scolaires. La facture exclut toutefois les tarifs, que ce soit l’électricité, le transport en commun ou les infrastructures de loisirs.

Des grandes propriétés

La position de Saint-Mathieu-de-Belœil ne surprend pas la courtier immobilier, Marie-Josée Bérubé. «La valeur des propriétés est influencée par la grandeur des terrains. Les petits lots sont rares.»

Le maire de Saint-Mathieu-de-Beloeil, Michel Aubin, reconnaît de son côté que plusieurs de ses citoyens ont une situation financière aisée. «On retrouve beaucoup de gens âgés de 40 à 60 ans. Notons aussi que la richesse foncière est élevée aussi en raison du fait que les gens sont branchés aux égouts depuis peu.»

M. Aubin tient à ajouter que sa municipalité est très concurrentielle sur le plan des taxes municipales. Son affirmation s’appuie sur le sondage Taxation 2014 réalisée par la Ville de Saint-Basile-le-Grand. L’étude comparait la facture municipale de 11 localités de la Montérégie pour un propriétaire d’une résidence de 250 000$ avec piscine. Saint-Mathieu-de-Belœil se situait au dernier rang.

Contribution élevée à Mont-Saint-Hilaire

Mont-Saint-Hilaire se démarque aussi des autres municipalités de la région. La contribution totale des Hilairemontais, plus de 14 000$ annuellement, arrive au 9e  rang des villes de la Montérégie.

À l’autre bout du spectre, les habitants de Saint-Denis-sur-Richelieu sont les moins taxés de la Vallée-du-Richelieu. «Nous ne faisons pas partie de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), ce qui influence les taxes municipales, dit la mairesse Ginette Thibault. Nous avons eu aussi pendant des années un maire (Jacques Villemaire) qui a été à l’affût des enveloppes disponibles pour la réalisation de projets.»

De leur côté, les McMastervillois sont les moins taxés parmi les villes les plus populeuses de la région.

Ailleurs au Québec

La contribution totale a pu être calculée pour 1086 municipalités à partir des données de Statistique Canada de 2011 sur les revenus moyens et la valeur moyenne des propriétés par ville. Pour le coût moyen payé en taxes municipales, les auteurs de l’enquête ont appliqué le taux global de taxation uniformisé sur la valeur du logement moyen.

D’un extrême à l’autre, le contribuable moyen verse aux divers paliers de gouvernement entre 9% et 41% de ses revenus, révèle notre analyse.

«Il s’agit d’un exercice intéressant», a commenté Isabelle Sévigny directrice principale recherche fiscale et fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), ajoutant que ce palmarès permet aux contribuables et aux familles à la recherche d’une région où s’établir de les comparer entre elles.

Ce sont les résidents de Westmount qui sont les plus taxés, alors qu’ils versent en moyenne 41% de leurs revenus, soit la somme de 44 348,24$. À l’opposé, ce sont les contribuables moyens de Saint-Just-de-Bretenières dans Chaudière-Appalaches qui paient le moins. Ils versent au total en moyenne 2 171,84$ aux différents paliers de l’État. De son côté, Saint-Eugène-de-Ladrière, dans le Bas-Saint-Laurent, suit tout près avec une facture totale de 2 191,83$. Des revenus moyens sous le seuil de la pauvreté et des propriétés de valeur proportionnelle peuvent expliquer cette position.

En pourcentage du revenu, les municipalités les plus abordables sont toutefois Saint-Athanase et Sainte-Rita, dans le Bas-Saint-Laurent, ainsi qu’Aston-Jonction dans le Centre-du-Québec. Ces citoyens conservent respectivement 91%, 90% et 89% de leurs revenus après impôts et taxes.

Avec la collaboration d’Ugo Giguère.

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