14 février 2019
Cartographie des vivants
Un « essai sur la vie » signé Sarah Brunet Dragon
Par: Olivier Dénommée
Auteure résidant à Mont-Saint-Hilaire, Sarah Brunet Dragon est, de son propre aveu, du genre à « réfléchir beaucoup avant de commencer à écrire ». Mais lorsqu’elle commence, le tout se fait très spontanément. Un troisième livre est en attente et des idées sont déjà en train de germer pour un quatrième. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Auteure résidant à Mont-Saint-Hilaire, Sarah Brunet Dragon est, de son propre aveu, du genre à « réfléchir beaucoup avant de commencer à écrire ». Mais lorsqu’elle commence, le tout se fait très spontanément. Un troisième livre est en attente et des idées sont déjà en train de germer pour un quatrième. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Après avoir lancé un premier livre en 2017, un recueil de poésie intitulé À propos du ciel, tu dis, l’auteure hilairemontaise Sarah Brunet Dragon propose Cartographie des vivants, un essai lancé cet automne, toujours aux Éditions du Noroît.

Sarah Brunet Dragon a longtemps travaillé ce second livre, écrit dans le cadre de sa maîtrise en littérature et révisé à plusieurs reprises par la suite. Selon elle, Cartographie des vivants est « un essai à cheval entre la poésie et la réflexion sur l’écriture, la vie et les histoires ». « Plusieurs choses sont abordées dans ce livre, mais je parle notamment de mon histoire personnelle et de ma famille pour construire une réflexion plus grande sur l’écriture en général », résumerait-elle au sujet de son dernier ouvrage. Parce qu’au fond, même si c’est sa propre histoire familiale qu’elle raconte, à peu près tout le monde pourra reconnaître quelqu’un de son entourage à travers l’essai. « On parle assez peu de littérature et c’est plutôt subtil, mais ça permet de rejoindre plus de gens comme ça », poursuit-elle.
À travers Cartographie des vivants, l’auteure espère modestement donner le goût à certains lecteurs de retracer leur propre histoire. « Depuis le lancement, j’ai eu quelques commentaires positifs, dont celui d’une femme qui n’avait jamais vraiment connu la famille de son père et avait hérité d’une boîte de souvenirs à sa mort. Elle m’a dit que j’ai changé sa vie avec ce livre. Disons que ce commentaire allait au-delà de mes espérances! » Sarah Brunet Dragon remarque aussi avec plaisir qu’il est déjà plus facile de rejoindre les lecteurs avec un essai, qui se lit comme un roman, qu’avec de la poésie.
« Ma plus grande crainte en écrivant ce livre, c’était de voir la réaction des membres de ma famille. Mon grand-père Gilbert donne son nom au premier chapitre et la description que je fais de lui est assez exacte. Je me demandais comment il allait prendre d’être dans Cartographie des vivants, mais finalement, mes grands-parents sont mes plus grands fans! », confie-t-elle, soulagée.

D’autres projets
Actuellement au doctorat en littérature, Sarah Brunet Dragon avoue avoir déjà rédigé un « roman poétique » et être en pourparlers avec un éditeur pour éventuellement le publier. D’autres projets pourraient se dessiner dans les prochaines années, et l’auteure continue d’explorer son écriture. « Je n’ai pas encore précisé mon créneau : d’un livre à l’autre, je ne sais jamais ce que ce sera », reconnaît-elle.
L’essai Cartographie des vivants est en librairie depuis septembre dernier, tout comme le recueil À propos du ciel, tu dis qui a d’ailleurs été finaliste au prix Émile-Nelligan en 2018.

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