31 juillet 2015
Un casse-croûte nouveau genre à Saint-Mathieu-de-Beloeil
Par: L'Oeil Régional
Aéropaul, le nouveau restaurant de l'aéroport de Saint-Mathieu-de-Beloeil, compte dans ses rangs Yolande Perreault, gérante du personnel, Valentin Wajda, chef pâtissier, et Xavier Doyhenard, chef cuisinier.

Aéropaul, le nouveau restaurant de l'aéroport de Saint-Mathieu-de-Beloeil, compte dans ses rangs Yolande Perreault, gérante du personnel, Valentin Wajda, chef pâtissier, et Xavier Doyhenard, chef cuisinier.

ÉCONOMIE. Le restaurant de l’aéroport de Saint-Mathieu-de-Beloeil a repris son envol grâce à un pilote de Varennes qui a su réunir au même endroit deux de ses passions, la bouffe et l’aviation.

En juin, Louis Delisle a donné naissance, avec quatre autres associés, à Aéropaul, un resto au style dinner américain avec un menu de casse-croûte au goût plus raffiné.

Le pilote cherchait un endroit pour ranger son avion. Il est atterrit à Saint-Mathieu-de-Beloeil où il a déniché un hangar juste à côté du défunt restaurant Les ailes du destin, fermé en 2002.

«Quand j’ai acheté ici aux Rémillard, ils ont vendu l’ensemble du lot et le restaurant venait avec»,raconte M. Delisle.

À la suite de sa nouvelle acquisition, l’homme d’affaires a décidé d’aller chercher Yolande Perreault,  qui a opéré pendant 12 ans avec sa sœur l’ancien restaurant.

Elle a accepté puisque l’offre représentait la chance de revenir «à la maison».

«C’est un retour au bercail», dit Mme Perreault, gérante du personnel et actionnaire du restaurant.

Plats populaires revus

Louis Delisle est en affaires dans le domaine de la construction. Il s’y connaît très bien aussi en aviation. Mais la restauration, c’est tout nouveau pour lui.

Il s’est ainsi entouré du chef pâtissier Valentin Wajda et du chef cuisinier Xavier Doyhenard.

Aéropaul se veut un mariage entre le casse-croûte et le bistro français, indique M. Délisle. Autant l’homme d’affaires que l’agriculteur et la petite famille y trouveront leur compte.

Le menu propose des plats populaires, mais avec une touche nouvelle. «On fait un hamburger-steak aux poivres roses sur un lit de patates pilées dauphinoises», donne en exemple M. Delisle.

Aéropaul utilise des produits locaux et frais, assure le propriétaire. «Tout est fait ici. On n’a rien d’acheté préparé.»

Le restaurant s’est aussi doté d’un volet crémerie avec sa propre crème glacée qui est un spoum, une crème à la meringue conçue par Valentin Wajda. Le printemps prochain, Aéropaul aura également sa station glace dans une roulotte.  

Décor unique

Pour Louis Delisle, Aéropaul, dont le nom fait référence à l’aviation et au prénom de son petit dernier, Paul,  se démarque non seulement par le menu, mais aussi par l’emplacement.

«Autant un pilote peut venir manger en avion qu’un fermier avec sa moissonneuse batteuse. L’endroit est impossible à reproduire. On a la montagne. On a les champs. Et on est très accessible de l’autoroute, sortie 109. On veut être la station entre Montréal et Québec pour le meilleur café», décrit-il.

Cet hiver, le resto sera ouvert et sera un relais officiel pour les motoneigistes.

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