6 février 2019
Un animal de compagnie doit être intégré doucement
Par: Denis Bélanger

Dre Caroline Kilsdonk Photo : Gracieuseté

L’animal de compagnie qui entre dans une nouvelle famille vivra toujours un stress et son intégration devrait se faire progressivement selon la présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, Dre Caroline Kilsdonk.

Déjà, l’arrivée d’un nouvel animal entraîne une situation plus complexe quand il y a déjà un chat dans la maison d’accueil.

« Le chat aura de la difficulté à s’adapter, car il sera énormément stressé. […] Les gens posent des tablettes sur les murs pour permettre au chat d’avoir une vue sur ce qui passe à la maison tout en se sentant à l’abri, souligne la vétérinaire. Certains chiens peuvent faire de l’intimidation sur un chat et réagir comme si c’était un lapin, une marmotte ou un autre petit animal pour vouloir le chasser. »

Dans le cas d’une nouvelle cohabitation entre deux chiens, les gens doivent être particulièrement prudents. « Certains gros chiens, ce n’est pas la majorité toutefois, ne vont pas reconnaître les petits chiens et penser qu’il s’agit de petits animaux pour ainsi les prendre pour des proies. En cas de conflit, il y a des risques dans les deux sens. Un chien qui est mécontent mord. Il n’est pas impossible que le plus gros chien inflige plusieurs blessures au plus petit. »

Une rencontre préalable entre les deux animaux concernés est bien, mais il est possible d’en faire plus. « Même une fois que l’animal est à la maison, on peut lui faire cohabiter de façon progressive avec celui qui restait déjà là. On peut les mettre dans des pièces différentes et les mettre en contact sur de courtes périodes. Quand il y a des enfants dans la maison, il est important de miser sur le bon comportement à avoir à la maison, et de le faire avant l’arrivée de l’animal. »

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