8 janvier 2020
Simon Jolin-Barrette revient sur 2019
Par: Denis Bélanger

Simon Jolin-Barrette Photothèque | L’Œil Régional ©

Malgré des moments difficiles vécus avec la réforme du Programme de l’expérience québécoise, le député de Borduas et ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Simon Jolin-Barrette dresse un bilan positif des douze derniers mois. Il note l’avancement et la concrétisation de plusieurs projets tant à l’échelle locale que provinciale. L’élu prévoit une année 2020 tout aussi chargée.

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Simon Jolin-Barrette reconnaît qu’il a été parfois déchirant pour lui de devoir répartir son temps entre Québec et Borduas, en plus d’avoir à se déplacer constamment en raison de ses nouvelles responsabilités ministérielles. Mais, notamment, grâce au soutien des employés de son bureau de circonscription, il estime avoir livré la marchandise pour Borduas.

« Chaque semaine, je suis dans le comté. J’habite Belœil, je suis donc au courant de tout ce qui se passe. Mes employés font un très beau travail et je continue à rencontrer les gens dans Borduas, avance M. Jolin-Barrette. Nous avons été en mesure de faire avancer plusieurs dossiers comme la subvention d’un million de dollars pour l’infrastructure d’eau à Otterburn Park, la route de contournement de la 223, la subvention pour le clocher à Saint-Marc-sur-Richelieu et, surtout, l’appel d’offres du [viaduc] du chemin du Ruisseau Nord à Saint-Mathieu-de-Belœil. Ça fait des années qu’on travaille là-dessus et la reconstruction devrait avoir lieu en 2020. »

Le ministre caquiste cite aussi comme réalisations importantes dans le comté la tenue du premier forum économique dans la région et l’ouverture d’une direction régionale du ministère de l’Immigration à Belœil.
« D’un côté, le forum va déboucher sur quelque chose en 2020. C’est un projet porteur que j’avais pris comme engagement à la dernière campagne pour qu’il y ait davantage de synergie économique à travers les différentes villes du comté. C’est important d’avoir des emplois ici pour éviter la fuite commerciale. Nous voulons que les gens puissent vivre dans la circonscription, mais aussi y travailler […]. De l’autre côté, la direction régionale a amené sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier huit employés. C’est important, car ces personnes pourront conseiller et aider les immigrants. »

Simon Jolin-Barrette n’a pas chômé non plus à l’Assemblée nationale, notamment avec la loi sur la laïcité de l’État. « Ça faisait 10 ans qu’on en parlait, mais on a eu le courage de faire un projet de loi qui est modéré et applicable. La cour d’appel nous a donné raison. Il est important de séparer l’État des religions. Il est important que certaines personnes en situation d’autorité ne portent pas des signes religieux comme les policiers, les juges et les enseignants. »

L’élu est aussi content du travail accompli à l’intérieur du ministère de l’Immigration qui a permis selon lui à ce porte-feuille de reprendre ses lettres noblesses. « C’était un ministère qui était beaucoup critiqué et on disait qu’il n’y avait pas de leadership. Là, c’est redevenu un ministère central au sein du gouvernement du Québec. Nous sommes allés chercher une augmentation du budget de 42 %. Nous avons aussi déployé le ministère dans plus de 50 villes au Québec pour attirer la régionalisation de l’immigration. »

M. Jolin-Barrette a essuyé plusieurs critiques avec la réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Les observateurs jugeaient la liste de domaines de formations donnant accès au PEQ trop restrictive et la réforme aurait affecté des immigrants établis depuis des années. Le ministre a décidé de reculer, de suspendre la réforme et d’admettre son erreur. « On s’ajuste. Le plus important, c’est de persévérer et d’apporter des changements. C’est un changement simple et facile. Ça prend du courage politique. »

Du pain sur la planche en 2020
Pour la prochaine année, le député veut s’assurer de pouvoir relever le défi d’attirer les investissements dans Borduas. « Il y a plusieurs besoins à régler, notamment sur le plan des centres sportifs régionaux. Les municipalités ont des projets et je veux me faire leur porte-voix […] avec Québec. Nous devons aussi améliorer la fluidité sur la 20 et la 116 et nous sommes aussi en train de travailler sur le réaménagement de l’intersection de Bernard-Pilon et Yvon-L’Heureux. Il est également important d’assurer aux citoyens des services de proximité. »

Dans les officines de l’Assemblée nationale, Simon Jolin-Barrette consacrera beaucoup d’effort sur une réforme parlementaire visant à moderniser le fonctionnement ainsi que sur la réforme de la langue française. « Il faut s’assurer au Québec qu’on puisse protéger, promouvoir et valoriser le français pour faire en sorte que ça soit la langue officielle de l’État. À l’État, nous devons être exemplaires dans l’utilisation de la langue française. »

Des dossiers suivis attentivement

Simon Jolin-Barrette suivra aussi attentivement les travaux de la révision du plan métropolitain d’aménagement durable qui pourraient avoir une influence majeure sur les projets domiciliaires à venir dans les municipalités de la circonscription.

M. Jolin-Barrette doit aussi s’attendre à recevoir des échos et inquiétudes des parents relativement au problème de surpopulation dans les écoles du territoire d’ici à ce que la réforme qui abolira les commissions scolaires soit adoptée. « Tant que ça ne sera pas fait, ce sont les commissions scolaires qui en ont la responsabilité. Nous nous retrouvons dans une situation où la Commission scolaire a mal planifié dans le fond ses demandes au niveau des écoles. C’est ce qui est arrivé avec l’école de la gare et ç’a pris des années avant de l’avoir. » n

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