17 mai 2018
Sauvetage in extremis sur la rivière
Par: Denis Bélanger

Cinq membres de l'équipe de R9 du Club de canotage d'Otterburn ont sauvé un homme des eaux du Richelieu. Photo: Gracieuseté

Alexandre Beaulieu peut remercier le ciel quue l’équipage d’embarcation du Club de Canotage d’Otterburn Park ait décidé samedi dernier de prolonger son excursion matinale sur la rivière Richelieu. L’homme âgé de la trentaine a chaviré en kayak et aurait probablement succombé d’hypothermie s’il n’avait pas reçu d’aide.

Le sauvetage est survenu dans les alentours de 10h. Ce matin-là, l’équipe de canot R9 (rabaska) venait de terminer son entraînement et avait ramené certains membres de l’équipage au quai du Club à la Pointe-Valaine. «Nous étions restés cinq à bord et nous avions décidé de retourner à l’eau pour aller jusqu’au pont Noir pour voir la condition de la Rivière, alors que nous avons une compétition ici le 26 août», souligne une des membres de l’équipe, Justine Desrosiers.

Les cinq pagayeurs ont croisé en chemin un kayak, mais ils ne voyaient personne à bord. Ils ont finalement repéré dans l’eau le kayakiste qui avait sur lui sa veste de flottaison. «Nous l’avons monté à bord et nous avons enlevé ses vêtements du haut vu qu’il était déjà en hypothermie, poursuit Mme Desrosiers. Le retour vers le quai a été difficile, alors qu’il y avait beaucoup de remous.»

Les secours avaient été mis au courant d’une situation d’urgence avant l’arrivée du canot au quai. M. Beaulieu avait été en mesure de composer le 911, sans toutefois pouvoir leur parler. «On nous a dit qu’on a probablement évité un drame, rapporte Justine Desrosiers. Le bateau de la police n’était pas à l’eau à ce moment-là et ça aurait pris environ une demi-heure pour le mettre à l’eau.»

De son côté, Alexandre Beaulieu remercie les pagayeurs de l’avoir aidé. «Leur présence a fait toute la différence. J’ai chaviré alors que l’ancre est tombée à l’eau. C’est sûr que l’adrénaline a embarqué et que c’était stressant au début, mais je n’ai pas eu le temps de paniquer vraiment. J’ai pu appeler les secours et j’ai vu qu’un canot s’en venait.»

L’Hilairemontais, qui a fait beaucoup de kayak, ne s’empêchera pas de retourner sur la rivière Richelieu cette année, mais avoue qu’il attendra que les eaux se réchauffent.

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