30 juin 2015
Rudy Delombaerde, le coriace original
Par: Denis Bélanger
Quoi faire aujourd'hui

Quoi faire aujourd'hui

S’il pouvait parler, le parc Champlain de Mont-Saint-Hilaire en aurait des histoires à raconter. C’est à cet endroit, il y a une quarantaine d’années, tout juste devant la maison familiale qui accueille encore à bras ouverts les athlètes, que feu Rudy Delombaerde a jeté les bases du Club d’athlétisme Les Coriaces.

Il s’est impliqué en athlétisme notamment parce que sa fille faisait de la course.  Il a aussi fondé ce club pour donner un coup de main à des jeunes qui en avaient besoin, indique une collègue enseignante de l’école secondaire André-Laurendeau à Saint-Hubert, Denise Jodoin. «Il a pris en charge plusieurs jeunes pour leur donner une valorisation. Il a choisi le  parc Champlain parce que c’était à côté de sa maison», se rappelle Mme Jodoin qui s’est finalement jointe au Club en tant qu’entraîneur dans les années 1980.

«Le club était aussi une façon pour Rudy de permettre aux jeunes en difficulté de continuer à avoir des activités pendant l’été», ajoute David Delombaerde qui reprend maintenant le flambeau de son père en tant qu’entraîneur-chef.

Un homme exigeant

Les nombreux témoignages confirment que Rudy Delombaerde était l’homme idéal pour remettre quelqu’un dans le droit chemin. La discipline était son mot d’ordre. «Ce n’était pas quelqu’un qui faisait dans la demi-mesure. Il était extrêmement exigeant, mais c’était rassurant pour un jeune adolescent, rapporte Alain Neveu qui a eu M. Delombaerde comme entraîneur et enseignant. Oui il était sévère, mais à la fin des entraînements le samedi, il invitait les plus vieux à manger de la soupe chez lui.»

«On disait que pour déjeuner, il fallait courir ses tours», ajoute David Delombaerde entraîneur pour le Club depuis 1995.

Mais c’est en prêchant couramment le mot discipline qu’il aura amené plusieurs de ses athlètes à être coriaces. «Rudy était malade à un certain moment et ne pouvait plus travailler. Mais il allait quand même s’entraîner. Il était dur aussi envers lui-même et en a inspiré plusieurs», ajoute Yannick Lussier, qui est aujourd’hui entraîneur des Coriaces.

«On constate aujourd’hui que cette expérience n’a pas été que passagère dans la vie des jeunes. Ça été une école de la vie», ajoute Denise Jodoin.

En 40 ans, plus de 1000 athlètes sont passés par les Coriaces. «Mon père avait à cœur ce club. Il a fait beaucoup de bénévolat et de sacrifices», conclut David.

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