10 janvier 2018
Premier recueil de poésie publié à 68 ans
Roch St-Onge dévoile son for intérieur
Par: Olivier Dénommée
Le premier recueil de la Collection du Caillou vert et bleu est notamment en vente auprès de Roch St-Onge lui-même, à l'adresse courriel rsto_1@hotmail.com ou par téléphone au 450 464-5459.
Photo: Robert Gosselin

Le premier recueil de la Collection du Caillou vert et bleu est notamment en vente auprès de Roch St-Onge lui-même, à l'adresse courriel rsto_1@hotmail.com ou par téléphone au 450 464-5459. Photo: Robert Gosselin

Cela fait 50 ans que le Belœillois Roch St-Onge a commencé à écrire sa poésie, qu’il qualifie de simple et sans prétention. Après avoir longtemps hésité avant de rendre publiques ses écrits, il s’est enfin mouillé en lançant la Collection du Caillou vert et bleu, un recueil publié aux Éditions Première Chance contenant 135 poèmes.

Courtier en assurance vie jusqu’à sa retraite il y a trois ans, M. St-Onge est un bon vivant reconnu pour ses nombreuses taquineries, mais peu ont eu l’occasion de vraiment connaître son intériorité, une facette qu’il a toujours défendue. Malgré certains préjugés défavorables envers ceux qui s’adonnent à la poésie, il a commencé à en écrire à 18 ans, et a longtemps tenu son propre journal de poésie après son mariage. Il a accumulé environ 500 poèmes au fil des ans avant d’arrêter complètement à cause de la maladie.
«J’ai voulu donner ma boîte de poèmes à ma fille, mais elle a refusé. Elle m’a dit que je devais les publier et laisser ma trace», se souvient Roch St-Onge, qui a pilé sur son orgueil pour retenir 135 poèmes parmi ses écrits pour en faire un recueil.
Le titre, Collection du Caillou vert et bleu, n’est pas anodin: il aurait un jour trouvé un caillou avec ces couleurs, et a considéré que cela le reprsentait bien. «Le caillou est en référence à mon nom. Le bleu, c’est pour les yeux de ma fille, et le vert, ceux de ma femme.» Le recueil traite de la vie de M. St-Onge, de ce qu’il voyait et de ce qui l’inspirait, tout simplement. «Je parle de mon quotidien, de mes amours, de mes peines, de mes voisins, de la pêche…» Certains textes, comme «Écrire sa vie», ont été écrits alors que M. Saint-Onge vivait la période la plus difficile de son existence. Choisir de publier ses poèmes les plus intimes n’a pas été chose facile.
D’ailleurs, selon M. St-Onge, le texte le plus représentatif du recueil est la préface, signée par son beau-frère et ami Laurent. «Au début, je ne voulais pas le mettre dans le recueil. J’étais trop orgueilleux pour accepter que ce qu’il décrivait, c’était exactement moi», admet l’auteur.
Depuis «l’accouchement» de son premier livre en novembre, Roch St-Onge peut déjà se targuer d’avoir vendu 120 exemplaires du recueil. Son objectif est d’en vendre au moins 200, ce qui est exceptionnel pour de la poésie écrite par un auteur peu connu.

Au service de ses passions
La sortie du recueil a servi d’étincelle pour l’auteur qui s’est remis à l’écriture et qui s’apprête à publier en avril un roman jeunesse, en plus de travailler sur un roman de fiction adulte de quelques centaines de pages. Une suite à son recueil devrait également paraître d’ici quelques années.
«Chaque jour, j’écris une ou deux pages de mon roman, et je termine avec une question. J’y retourne le lendemain pour répondre à la question», commente-t-il au sujet de son processus. Étant à la retraite, Roch St-Onge n’est dorénavant «qu’à l’emploi de [s]es passions» et continuera d’écrire tant qu’il aura du plaisir à le faire.
Il ne peut qu’encourager quiconque ayant envie de poursuivre ses passions de le faire sans hésiter. «Écoutez votre cœur et allez-y à fond. Le seul handicap que l’on se donne quand on veut écrire, c’est de ne pas oser piler sur son orgueil», conclut-il.

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