22 septembre 2021
Journées de la culture
Richard Morin propose une immersion du virtuel au réel
Par: Olivier Dénommée
Depuis quelques années, l’artiste hilairemontais Richard Morin combine la peinture et la réalité virtuelle. Il pose devant la toile qui sera améliorée grâce à cette technologie lors des Journées de la culture, puis tout le mois d’octobre à Mont-Saint-Hilaire. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Depuis quelques années, l’artiste hilairemontais Richard Morin combine la peinture et la réalité virtuelle. Il pose devant la toile qui sera améliorée grâce à cette technologie lors des Journées de la culture, puis tout le mois d’octobre à Mont-Saint-Hilaire. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Artiste peintre depuis une quarantaine d’années, le résident de Mont-Saint-Hilaire Richard Morin a découvert la réalité virtuelle il y a quelques années, alors qu’elle n’était pas encore popularisée. Depuis, il explore des façons de pousser son art toujours plus loin. Dans le cadre des Journées de la culture, il invite la population à entrer dans une œuvre d’art immersive créée à l’aide de la réalité virtuelle, dans le cadre de l’activité Du virtuel au réel.

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Les 25 et 26 septembre, au pavillon Isaac-Vandandaigue, il sera possible de « découvrir une symbiose artistique entre deux univers de création, où la réalité virtuelle et l’œuvre picturale originale de l’artiste Richard Morin s’entremêlent ». L’artiste a expliqué à L’Œil Régional sa démarche. « Depuis que j’ai découvert la réalité virtuelle, en 2014 ou 2015, j’ai cherché à extrapoler mes tableaux et à imaginer un tout autre univers. J’avais déjà expérimenté avec Photoshop, mais je n’ai pas poussé plus loin parce que je trouvais que ça remplaçait la peinture. Au contraire, la réalité virtuelle s’additionne à la peinture », raconte l’artiste.

Dans un chapiteau, les curieux pourront mettre un casque de réalité virtuelle et vraiment entrer dans la création de l’artiste, le tout avec une musique ambiante pour une immersion totale. Le casque sera désinfecté entre chaque utilisation.

Richard Morin s’amuse aussi avec des projections sur une de ses toiles. « J’avais peint une œuvre inspirée du verger en face de chez moi. Je ne l’avais pas terminée, mais j’y ai ajouté une lune et des étoiles à l’aide de la réalité virtuelle et j’ai trouvé une façon de projeter le virtuel sur la toile. Individuellement, la toile et la projection sont correctes, mais c’est le mariage des deux qui devient intéressant », estime l’artiste, qui montrera aux visiteurs les différentes étapes de production.

L’artiste souhaite aussi proposer quelques créations interactives sur le thème des différents éléments, que les visiteurs devraient pouvoir influencer.

Démocratiser la réalité virtuelle
L’artiste ne cache pas son enthousiasme à l’idée de faire découvrir sa démarche à un plus grand nombre de curieux. « C’est stimulant. La réalité virtuelle permet au public d’entrer dans ton œuvre, même si je n’ai pas un gros studio hollywoodien. Le virtuel est assurément l’avenir dans le domaine de l’art, mais dans mon cas, je n’aurais pas le même intérêt si je ne pouvais pas jumeler la technologie à ma peinture », mentionne-t-il, soulignant qu’il parvient tout de même à le faire avec des moyens limités.

L’activité Du virtuel au réel se tient les 25 et 26 septembre, de 12 h à 21 h, au pavillon Isaac-Vandandaigue du parc des Maires, à Mont-Saint-Hilaire. L’activité se veut familiale, mais il ne sera pas possible pour les enfants de moins de 13 ans d’essayer le casque de réalité virtuelle. Le passeport vaccinal sera aussi nécessaire pour entrer dans le chapiteau, mais il ne le sera pas pour les autres activités à l’extérieur. Après les Journées de la culture, une présentation adaptée sera installée à la bibliothèque Armand-Cardinal, aussi à Mont-Saint-Hilaire, toujours pour rendre accessible à un plus grand nombre le potentiel de la réalité virtuelle. L’activité a d’ailleurs été rendue possible grâce au Fonds d’initiatives culturelles du ministère de la Culture, de la MRC de La Vallée-du-Richelieu et de la Ville de Mont-Saint-Hilaire.

À venir
Richard Morin est loin d’avoir terminé son exploration de la réalité virtuelle et va continuer de parfaire son art. « Si l’activité de cette fin de semaine a du succès, je pense que ça peut très bien être bonifié et exportable à l’aide de partenaires. » Il se croise donc les doigts avec optimisme. Sinon, dès cet automne, il recevra d’autres artistes et leurs œuvres dans son atelier de Mont-Saint-Hilaire dans le cadre d’événements intimistes.

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