19 juillet 2016
Référendum pour la piscine: le camp du «Non» prend forme
Par: Karine Guillet
La Coalition soutient que le projet sur la rue Saint-Jean-Baptiste ne répond pas aux besoins des citoyens de Belœil.

La Coalition soutient que le projet sur la rue Saint-Jean-Baptiste ne répond pas aux besoins des citoyens de Belœil.

POLITIQUE. Une dizaine de citoyens de Belœil unissent leurs forces afin de faire la promotion du «Non» au référendum sur le projet de piscine municipale. La coalition allègue que le projet de rue Saint-Jean-Baptiste comporte toujours des failles et souhaite que la Ville retourne sur la planche à dessin.

D’entrée de jeu, les signataires précisent qu’ils ne s’opposent pas à la construction d’une piscine municipale. Ils reconnaissent même que la piscine est un besoin essentiel et qu’elle devrait déjà être en fonction. Ils souhaitent toutefois que la Ville continue les démarches pour un complexe aquatique, peu importe l’issue du référendum puisqu’ils se disent convaincus que le projet actuel ne répond pas aux besoins des citoyens.

Les signatures critiquent d’ailleurs la décision du conseil municipal d’abandonner le projet de piscine advenant une victoire du «Non».

«En plus de priver la population du besoin et des nombreux bienfaits d’une piscine intérieure, cette option apparaît plus comme une menace et une punition pour s’opposer à son projet», se désolent les signataires.

La Coalition souhaiterait que la Ville étudie d’autres complexes aquatiques construits récemment, dont le complexe de 16,2 M$ de Sept-Îles et le pôle sportif de Sainte-Julie. Le projet de Sept-Îles, situé à proximité d’une école et d’un aréna, a bénéficié de subventions de 3 M$ du gouvernement provincial et de 560 000$ d’Hydro-Québec. 

Les signataires souhaiteraient également que Belœil complète une étude de faisabilité pour le site de l’école Polybel, puisque le futur complexe devrait s’intégrer aux grands centres d’activités de la Ville.

Des inconnues, soutient la Coaltion

La Coalition soutient que le nouveau projet du complexe aquatique n’est qu’une variante du premier projet, qui devait voir le jour en bordure de l’autoroute 20.

Elle allègue notamment que la superficie du terrain prévu sur la rue Saint-Jean-Baptiste n’est pas suffisante pour accueillir un bâtiment, un stationnement et des espaces verts conformes aux règlements municipaux. 

Elle questionne également le montage financier de 14,7 M$ pour la construction, alors qu’aucun plan ou devis n’a été réalisé, ainsi que l’estimation des coûts d’exploitation, puisqu’elle prétend que la Ville ne connaît pas les besoins en personnel et le système de gestion qu’elle choisira. La firme Lemay + DAA Stratégies, qui avait réalisé une première étude de faisabilité pour un complexe régional, avait toutefois produit un scénario des coûts d’opération en se basant sur une gestion municipale et les normes et ratios reconnus dans l’industrie.

La coalition s’inquiète également puisque le règlement d’emprunt adopté par la Ville stipule une superficie de 8720 mètres carrés  pour le stationnement, alors que le projet total devait être de 6500 mètres carrés pour le bâtiment et le stationnement. Bien que la Ville allègue qu’il s’agit d’une erreur, les informations n’ont pas été corrigées dans les documents, s’inquiète la Coaliton.

Apolitique

La Coalition contre le projet Saint-Jean-Baptiste est issue de l’initiative citoyenne de 11 résidents de Belœil qui ont activement suivi le dossier de piscine municipale. Le regroupement se dit apolitique, malgré la présence de membres du parti des Citoyens, dont le chef Rémi Landry, dans les rangs de la Coalition.

La Coalition consacrera les prochaines semaines à mettre sur pied sa stratégie référendaire et réfléchira à des activités qui permettront de rallier les citoyens à leur cause, compte tenu de leurs moyens limités. Les intéressés peuvent joindre le regroupement au coalitioncontreprojetstjeanbaptiste@outlook.com.

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