14 décembre 2018
Projet sur Saint-Georges
Quelques recours possibles pour les citoyens
Par: Denis Bélanger

Le maire Yves Corriveau, lors d’une soirée d’information en septembre, demeure convaincu du bien-fondé du projet. Photo: Archives

Si le futur plan particulier d’urbanisme (PPU) du centre-ville de Mont-Saint-Hilaire – qui doit permettre la réalisation d’un développement mixte sur Saint-Georges – n’est pas soumis à un référendum, les citoyens pourront se tourner vers la Commission municipale du Québec (CMQ) dans certaines circonstances.

Pour que le PPU soit en vigueur, la municipalité doit amender quatre règlements. Les citoyens peuvent demander que la Commission se penche sur la conformité pour deux d’entre eux, soit le règlement de zonage et celui sur les Projets particuliers de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI).
Ce dernier règlement a dû être modifié, puisque le plan d’urbanisme durable (PUD) prévoyait que le développement de la rue passe par un PPCMOI. Les opposants au déménagement du Marché Pepin sur Saint-Georges ont notamment insisté sur le fait de maintenir le mécanisme au point de départ.

Au moins cinq résidants sur l’ensemble de la municipalité habiles à voter doivent déposer une demande à la Commission municipale. Ils disposeront de 30 jours pour le faire à la suite de la publication d’avis publics à cet effet.

Pour ce qui est des deux autres règlements amendés, soit celui sur le plan d’urbanisme durable et celui sur le plan d’implantation et d’intégration architecturale, la Ville doit néanmoins les faire approuver par la MRC de la Vallée-du-Richelieu. Si cette dernière dépasse le temps accordé, Mont-Saint-Hilaire pourra à son tour demander l’avis à la Commission.

La prochaine étape dans ce dossier est l’adoption des règlements le 14 janvier. D’ici là, les citoyens pourront continuer d’envoyer des mémoires jusqu’au 4 janvier pour essayer de bonifier des composantes du PPU centre-ville.

Énième rencontre sur le projet
Les mécanismes d’adoption des règlements ont été expliqués le 4 décembre dernier lors d’une soirée de consultation publique. L’assemblée a notamment encore donné lieu à des échanges tendus entre le maire Yves Corriveau et certains citoyens opposés au projet.

Le propriétaire de la boulangerie artisanale Le Pain dans les Voiles, François Tardif, dont le commerce est situé sur Saint-Georges, s’oppose à la venue de l’épicerie et souhaite ne pas être asphyxié par le nouveau projet. Il a aussi tenu à informer les gens présents que des discussions d’échanges de terrains ou de transaction à venir entre la municipalité et Odacité sont en cours. Le bâtiment d’Odacité empiéterait sur un terrain de la municipalité. Le maire assure que des discussions à ce sujet ne sont pas terminées et que le promoteur paiera sa juste part.

Ève-Marie Surprenant, une ancienne employée de la municipalité, a souligné avoir déposé à la Ville une lettre demandant aux élus de retarder l’adoption du PPU.

Le document est signé par plus d’une dizaine de personnes, dont Carole Blouin, l’ancienne présidente de l’Association des citoyens de Mont-Saint-Hilaire (ACMSH) et candidate à la mairie aux élections de 2014.
Mme Surprenant a de plus partagé une correspondance par courriel avec le conseiller du district Émile Grenon Gilbert, qui était absent. Dans le message en question, le conseiller reconnaissait que le plan particulier d’urbanisme pourrait inclure davantage d’éléments de développement durable. Il ajoute que l’on devrait aussi publier les résultats de l’étude commerciale et démographique qui permet d’illustrer le besoin et que ces études sont essentielles pour se faire une tête.

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