19 novembre 2020
École en éclosion
Quatre classes fermées à Polybel
Par: Vincent Guilbault
La directrice Annie Larouche a publié mercredi une capsule sur Facebook à l’intention de ses élèves.
Capture d’écran Facebook

La directrice Annie Larouche a publié mercredi une capsule sur Facebook à l’intention de ses élèves. Capture d’écran Facebook

Avec ses quatre classes fermées et son important nombre de cas, l’École secondaire Polybel est considérée comme une école en éclosion. Dans une vidéo publiée sur Facebook par la directrice Annie Larouche, on apprend que des élèves se partagent la vapoteuse et que d’autres veulent se contaminer volontairement pour forcer la fermeture de classes ou même de l’école.

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Dans son message publié mercredi et diffusé en classe, la directrice de l’école s’est dite « choquée » d’avoir entendu dire que des élèves organisent des partys de contamination, notamment entre élèves fréquentant Polybel et l’école secondaire Ozias-Leduc. Elle souligne aussi que certains d’entre eux font exprès de ne pas respecter les règles en changeant de classe pour provoquer une fermeture de l’école. « Ce n’est pas un jeu, ce virus. […] C’est sérieux, je vais porter attention à cette situation et je vais demander votre collaboration, car c’est inacceptable de voir des élèves qui, consciemment, veulent se contaminer. » La directrice a toutefois souligné que la pratique n’était pas un phénomène répandu.

En entrevue, Mme Larouche se fait rassurante, soulignant que la plupart des élèves respectent les consignes. « Je fais des rappels justement pour leur montrer à quel point c’est important de continuer de le faire. Je fais des messages à l’interphone régulièrement, pour leur parler, pour les encourager aussi et leur dire que je les trouve bons. C’est très exigeant ce qu’on demande aux élèves. »

Selon elle, une partie du relâchement s’explique par l’apparition tardive du premier cas entre les murs de l’école, qui remonte seulement au 4 novembre. Les élèves avaient peut-être donc de la difficulté à voir la dangerosité du virus. Mais en l’espace d’une semaine, plusieurs cas ont été dépistés à l’école, faisant basculer la situation. « Dans une même classe, nous avons eu cinq cas. » Depuis deux jours, aucun nouveau cas n’a toutefois été rapporté.

Mme Larouche a profité de son message pour rappeler les mesures en place pour éviter la propagation : éviter la circulation dans les corridors, limiter ses contacts, respecter le temps de pause, porter un masque en tout temps sauf à l’heure des repas et se laver les mains fréquemment. À l’extérieur, les élèves doivent respecter la distanciation sociale et la direction pourrait confisquer la vapoteuse d’un élève qui la partage.

Mme Larouche rappelle que les élèves de secondaire 3, 4 et 5 qui étudient partiellement à la maison ne doivent pas venir sur le terrain de l’école les jours où ils sont assignés à la maison.

Elle souligne aussi que son école est le reflet de la population en général. « Il y en a des récalcitrants; des élèves qui nous reviennent de la maison et dont leurs parents ne sont pas à l’aise avec le port du masque ou qui n’y croient pas; nous n’avons pas de leviers efficaces avec ces élèves et c’est à eux que je parle dans mon message. »

Notons que des cas positifs ont été rapportés aussi à l’école secondaire Ozias-Leduc, à l’École d’éducation internationale et dans plusieurs écoles primaires de la région.

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