15 septembre 2021
Parti pour l’indépendance du Québec
Prise 2 pour Michel Blondin dans Belœil–Chambly
Par: Olivier Dénommée
Michel Blondin, chef du Parti pour l’indépendance du Québec, tente sa chance pour une seconde fois dans Belœil–Chambly. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Michel Blondin, chef du Parti pour l’indépendance du Québec, tente sa chance pour une seconde fois dans Belœil–Chambly. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Même s’il n’avait récolté que 205 votes, soit 0,3 % des voix, en 2019, Michel Blondin ne s’avoue pas vaincu et retente sa chance dans Belœil–Chambly sous la bannière du Parti pour l’indépendance du Québec (PIQ) qu’il a fondé.

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Un peu moins de deux ans plus tard, M. Blondin n’a rien perdu de sa ferveur et demeure convaincu que son option est la seule que devraient considérer les souverainistes de la circonscription. « Notre parti est tout à fait original dans la mesure où notre but n’est pas de construire un pont ou de changer de gouvernement, mais carrément de changer de pays. » Pour le chef de parti, le parlement devrait servir à tout député indépendantiste de faire la pédagogie et la promotion de l’indépendance, mais les députés du Bloc québécois préfèrent garder le silence sur ce qui devrait être leur raison d’être. « Ne pas en parler, ce n’est pas très fort pour convaincre les gens », critique-t-il.

S’il était lui-même un militant de la première heure du Bloc québécois, M. Blondin affirme aujourd’hui que son ancien parti « a toujours essayé d’avoir une âme, mais n’en a jamais eu ». « À sa fondation, le Bloc n’était pas indépendantiste, il était simplement en rejet », soutient-il. Le chef actuel du Bloc québécois et député de Belœil–Chambly, Yves-François Blanchet, est d’ailleurs une cible de choix pour Michel Blondin. « Au lieu de parler d’indépendance, il joue le jeu du clientélisme. Il trahit ses électeurs et ne respecte même pas son propre programme en faisant ça », a martelé le candidat, qualifiant M. Blanchet de « gérant d’estrade ».

Il invite d’ailleurs à se méfier des candidats qui se disent souverainistes, mais qui militent au sein d’un parti fédéraliste. « Ceux-là jouent le jeu de l’ambiguïté, mais nous, on est transparents sur notre position : on restera un peuple annexé et subordonné tant qu’on reste dans ce pays dans lequel on n’a rien à faire. Tant que le Bloc est là, il va nuire à la cause. »

Le meilleur est à venir
Le PIQ ne jouit pas de moyens importants comme les partis reconnus, mais il est confiant de faire des gains prochainement. « Un petit parti, ça prend du temps avant que ça monte dans les intentions de vote. Mais on est à l’orée d’un changement : les plaques tectoniques politiques du Québec sont en train de bouger. » D’ailleurs, le parti présentera aussi des candidats au niveau provincial, toujours en promettant de mettre toutes ses énergies dans la promotion de la souveraineté.

Pour le moment, le Parti pour l’indépendance du Québec ne jouit toutefois que de moyens très limités : on peut voir quelques pancartes à travers la circonscription de même que quelques publicités dans les médias nationaux.

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