26 février 2020
Plus de 50 % des écoles de la CSP en mauvais état
Par: Sarah-Eve Charland

L’état des bâtiments de la Commission scolaire des Patriotes (CSP) ne s’améliore pas. Selon son dernier rapport annuel, 57 % des immeubles de l’organisation sont en mauvais ou très mauvais état.

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La CSP a l’objectif de mettre en état satisfaisant tous les bâtiments du parc immobilier d’ici 2030. L’objectif à court terme est d’augmenter à 56 % la proportion des bâtiments ayant une cote C (satisfaisant) ou mieux alors que la proportion actuelle est de 43 %.

L’indice de vétusté est déterminé à partir d’informations fournies par la CSP. Pour tirer ses conclusions, l’organisation recueille ces informations par des audits, le vieillissement et l’état de chacune des composantes.

Dans son rapport annuel, la CSP affirme que la capacité à accélérer la résorption du déficit d’entretien des immeubles est directement tributaire des allocations reçues. Pour annuler la détérioration des immeubles, la CSP devrait investir 26 M$ chaque année. En 2018-2019, la CSP a reçu 26 M$, ce qui n’a donc pas permis d’améliorer les bâtiments, mais seulement d’arrêter la détérioration.

« D’autres facteurs viennent influencer la capacité à atteindre cette cible, soit le fait que les travaux ne peuvent être réalisés au même rythme dans toutes les écoles, la révision annuelle du ministère pour le coût du remplacement des bâtiment qui est à la hausse et la réalisation d’audits immobiliers par la CSP de façon plus systémique qui permet de documenter plus de problématiques, ce qui fait augmenter l’indice de vétusté, mais qui offre une meilleure planification des interventions », peut-on lire dans la rapport annuel.

Les écoles La Traversée, Jolivent, Polybel, Au-Fil-de-l’Eau, Ozias-Leduc et des Trois-Temps sont considérées en très mauvais état, soit une cote E. Les écoles Saint-Mathieu, L’Envol, Le Petit Bonheur, Le Tournesol, La Pommeraie, L’Aquarelle, Notre-Dame 1, Notre-Dame 2, Georges-Étienne-Cartier, Saint-Charles et de L’Amitié sont en mauvais état.

Le président du comité de parents, Normand Boisclair, affirme que l’état des écoles n’a pas suscité de questions ou d’inquiétudes de la part des parents. Il en a été question dans une rencontre à l’automne. « Même si un bâtiment devait avoir une mauvaise cote, il ne faudrait pas en conclure que le bâtiment n’est pas sécuritaire pour les élèves et le personnel. […] De plus, à ce que je sache actuellement, il n’y a aucune école qui soit dans un état qui mettrait la sécurité de qui que ce soit en péril. Si c’était le cas, j’imagine que le Service des ressources matérielles prendrait les mesures nécessaires afin de corriger la situation dans les délais les plus brefs. »

Mieux planifier les travaux

Le vice-président du Syndicat de Champlain du secteur des Patriotes, Richard Bisson, ne s’inquiète pas non plus de l’état des écoles. Là où le syndicat s’implique est dans l’exécution des travaux. Selon M. Bisson, la communication est déficiente et la séquence des travaux laisse parfois à désirer.

« Juste d’avoir des informations sur l’échéancier des travaux, la séquence des travaux, c’est parfois difficile. […] L’idéal, c’est de faire les travaux l’été, mais c’est impossible. Dans plusieurs cas, si ce n’est pas la totalité des cas, les travaux vont se compléter en cours d’année en même temps que les activités d’enseignement. Ça a des répercussions », maintient-il.

En plus de concentrer les élèves et le personnel dans des espaces restreints, les travaux causent de la poussière et des odeurs incommodantes. Les ouvriers n’ont pas toujours la conception d’être dans une école, souligne aussi M. Bisson.

« On a dû intervenir dans le passé à l’effet que des gens circulaient en camion dans la cour de récréation. Il a fallu faire des interventions comme quoi, s’il y a des élèves, il n’y a pas de camion qui circule. Tout ça pour dire que même si la construction nous amène un bien-être collectif au niveau des intervenants de l’école, pendant que ça se passe, c’est parfois laborieux », conclut-il.

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