2 mars 2016
Petits déjeuners dans les écoles: des besoins présents dans la région
Par: Karine Guillet
Le service «Ventre plein j'apprends bien» vient en aide à une trentaine d'enfants par école.

Le service «Ventre plein j'apprends bien» vient en aide à une trentaine d'enfants par école.

COMMUNAUTÉ. Même si les écoles primaires de la région sont considérées parmi les plus favorisées selon le gouvernement, le Centre d’action bénévole de la Vallée-du-Richelieu (CABVR) y distribue près de 540 collations, déjeuners et dîners par mois pour subvenir aux besoins d’enfants dont le contenu de la boîte à lunch n’est pas suffisant.

Le programme «Ventre plein, j’apprends bien» du Centre répond aux besoins d’élèves d’une quinzaine d’écoles à McMasterville, Belœil, Otterburn Park, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Denis, Saint-Antoine et Mont-Saint-Hilaire. La directrice générale du CABVR, Diane Lagacé, estime qu’entre 20 et 35 élèves par école bénéficient de ce programme. En plus des collations, le programme comprend aussi la distribution de berlingots de lait.

«Dans certaines écoles, nous portons du lait et des collations. Dans certaines écoles, nous donnons aussi des déjeuners congelés pour les élèves qui arrivent avec une boîte à lunch insuffisante. Il y a une école dans laquelle nous donnons  tous les déjeuners pour une classe tous les matins», explique Mme Lagacé.

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) tient des statistiques sur le niveau de défavorisation des écoles de la province. Les écoles sont classées sur une échelle de 1 à 10, où 10 représente les écoles les plus défavorisées. L’indice de milieu socioéconomique (IMSE) des écoles de la Vallée-du-Richelieu oscille pour la grande majorité entre 1 et 4. Seulement deux écoles ont un indice de 8, soit les écoles Saint-Denis et Saint-Charles

Cette classification globale rend la région inadmissible à une aide du Club des petits déjeuners. Ce dernier vient en aide à des écoles situées dans des milieux socioéconomiques défavorisés. Pour être admissibles à une aide de l’organisme à but non lucratif, l’indice de seuil de faible revenu ou  l’IMSE de l’école doit être égal ou supérieur à 8. Une école avec un indice inférieur doit justifier sa démarche à l’aide de pièces explicatives dans sa demande. Aucune école de la région n’a d’ailleurs fait de demande, confirme le Club des petits déjeuners.

Plus de demandes

Par ailleurs, Diane Lagacé note que la hausse du panier d’épicerie a déjà un effet notable cette année sur les demandes au comptoir d’aide alimentaire. Avant même la fin du mois de février, le CABVR avait déjà répondu à plus de 100 demandes de panier depuis le Nouvel An. Mme Lagacé croit que cette hausse se fait aussi ressentir dans les boîtes à lunch des enfants. «On voit que les écoles en demandent beaucoup, j’ai l’impression que oui, il y a déjà un impact.»

 

Dans la région, ce sont les écoles qui font part de leurs besoins alimentaires mensuels au CABVR.  Les bénévoles de l’organisme  livrent les denrées aux écoles une fois par mois tandis que les équipes-écoles et les services de garde sont responsables de distribuer les denrées aux enfants concernés. Si l’organisme ne connaît pas le profil des enfants qu’il aide, la présidente assure toutefois que des vérifications sont faites afin de s’assurer que les parents font tout en leur pouvoir pour subvenir aux besoins des enfants.

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