15 juillet 2016
Pesticides à Mont-Saint-Hilaire: aucune contravention en cinq ans
Par: Denis Bélanger
Mont-Saint-Hilaire est reconnue pour être sévère concernant l’usage des pesticides.

Mont-Saint-Hilaire est reconnue pour être sévère concernant l’usage des pesticides.

L’usage de pesticides est devenu moins fréquent à Mont-Saint-Hilaire alors que la dernière infraction au règlement sur les pesticides remonte à 2011.

Cette statistique diffère des années antérieures alors que 130 constats d’infraction ont été émis pour l’épandage de pesticides entre juillet 2007 et juillet 2011. Le dernier fautif a été l’entreprise Mr. Gazon qui avait utilisé du dicamba, produit permis dans d’autres municipalités. L’entreprise avait donc dû payer deux amendes de 500$.

Rappelons que Mont-Saint-Hilaire est reconnue pour être l’une des Villes les plus sévères en matière d’usage de pesticides. L’usage de pesticides n’est permis que dans certaines circonstances et que pour certains commerces, dont les terrains de golf et les entreprises agricoles.Les entrepreneurs doivent s’enregistrer chaque année à la municipalité  pour avoir le droit faire de l’épandage de pesticides.

 Les gens font attention

Mais les chiffres reflètent-ils la réalité ou bien les fautifs n’ont tout simplement pas été pris en flagrant délit? L’absence de contravention ces dernières années n’est pas surprenante de l’avis de l’Hilairemontais Carl Servant, qui dirige sa propre entreprise d’entretien de pelouse.

«On va surtout voir des infractions au début de la mise en place d’un règlement, surtout que ça diffère d’une ville à l’autre. C’est assez facile à régler, les entreprises s’ajustent. Nous sommes des hommes d’affaires qui ne veulent pas perdre leur commerce et leur licence», commente M. Servant.

Ce dernier ajoute que les restrictions imposées à Mont-Saint-Hilaire ont peut-être eu pour effet de diminuer le nombre d’entreprises d’entretien de pelouses qui y travaillent.

Chez l’entreprise Elphège Grenier à Beloeil, qui fait notamment de la vente au détail de pesticides, on note que les citoyens font généralement attention. De plus, les employés informent les clients que certains produits sont interdits dans certaines municipalités. L’entreprise fait aussi de la sensibilisation sur les effets néfastes de quelques pesticides et n’hésite pas à orienter les clients vers des solutions plus écologiques.

De son côté, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a aussi fait beaucoup de sensibilisation. Des conférences sont offertes aux citoyens afin de bien les aviser des règles en matière d’épandage de pesticide et des solutions sont également proposées lors de ces ateliers. «Cette sensibilisation a porté fruit, rapporte le greffier-adjoint Michel Poirier. De plus, les entrepreneurs comprennent bien les règles de ce règlement et les respectent. C’est ce que nous observons.»

Notons que les contraventions sont aussi rares à Belœil, où il y a également une réglementation encadrant les pesticides. En fait, il y en a eu aucune au cours des quatre dernières années. De son côté, Otterburn Park n’était pas en mesure de fournir le nombre de contravention, car le «système informatique n’a pas été programmé pour pouvoir sortir le nombre d’avis d’infractions par sujet».

                                           

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