7 mars 2016
Page blanche et anxiété
Par: Vincent Guilbault
Le chroniqueur a eu le syndrome de la page blanche au moment d'écrire ces lignes!

Le chroniqueur a eu le syndrome de la page blanche au moment d'écrire ces lignes!

J’ai regardé ma liste de sujets pendant deux heures, les yeux dans la graisse de «bine». J’ai achalé Facebook avec mes histoires de page blanche lundi. Rien! Rien à dire.

Je me suis attardé un peu sur le dossier de l’anxiété au Cégep. Un tiers des étudiants au cégep serait en partie ou toujours anxieux. Un tiers! J’ai commencé à me documenter sur le sujet et je me rendais compte que je n’avais pas grand-chose à dire pour faire avancer le débat.

Honnêtement, une partie de moi se disait «non, mais reprenez-vous! Un tiers! La vie va être longue si le cégep te pourrit la vie! Ce sont les meilleures années de votre vie!»

Alors je me suis dit qu’avec cette attitude et ces préjugés, c’était mieux de ne pas parler de ça. J’ai cherché un autre angle sur le sujet. Pendant deux bonnes heures! En furetant encore un peu sur Facebook.

Je commençais à stresser, je voyais bien l’heure de tombée approcher. Un peu avant 23h30, toujours devant une page blanche, angoissé comme jamais, j’ai enfin débloqué! Je suis anxieux devant mon manque de sujets! Comme les cégépiens!

Enfin, un point de départ…un angle d’attaque du sujet.

J’écris et… bien rien.

Non pour vrai, un étudiant sur trois affligé par le stress. Ben voyons, t’as pas d’enfant, t’as pas d’hypothèque. La plus grosse responsabilité à ta job, c’est de ne pas mettre trop de sucre dans le café au service à l’auto. Je sais, j’étais cégépien y’a pas longtemps. Ma plus grande inquiétude, c’était d’être bien coiffé avant d’arriver à l’école pour les filles. Je peux ben te dire que ça m’achale un peu moins aujourd’hui! Le poids de la performance, faut en revenir.

Puis j’ai pensé à Facebook. Je sais, je ris de vous depuis tantôt, mais j’oubliais Facebook. Moi aussi, ça me stresse Facebook. Je vais sûrement publier cette chronique sur Facebook. Avec mon téléphone, je vais surveiller la page pendant deux jours. Qu’est-ce qu’ils vont dire de mon texte? Vont-ils rire? Rager? Me trouver con? C’est clair qu’ils vont me trouver con. Ou encore trouver que je me donne un style en écrivant comme je parle parce que ça fait ben cool, mais dans le fond c’est plutôt attardé puisque je sais bien écrire. Merde, je ne publie pas ça. Ah pis oui, je publie. On s’en fout de leur avis. Pis non, on ne s’en fout pas. On fait semblant!

Finalement,  j’ai étudié au cégep juste au bon moment. Juste avant les réseaux sociaux! J’aurais été anxieux sur un méchant temps!

En tout cas, bonne chance les cégépiens!

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