1 mai 2019
C’est la fin pour la maison des jeunes
Otterburn Park travaille sur une autre option
Par: Vincent Guilbault
Le local de la MDJ4F d’Otterburn Park était situé à l’arrière centre Marcel-Lacoste, sur le chemin des Patriotes. 
Photothèque | L’Œil Régional ©

Le local de la MDJ4F d’Otterburn Park était situé à l’arrière centre Marcel-Lacoste, sur le chemin des Patriotes. Photothèque | L’Œil Régional ©

La maison des jeunes des quatre fenêtres (MDJ4F) met fin à l’entente avec Otterburn Park pour offrir un service de maison des jeunes sur le territoire de la municipalité et le local a fermé ses portes le 30 avril dernier. L’organisme affirme ne pas avoir réussi à s’entendre avec la Ville pour la continuation du contrat qui lie les deux entités depuis 2011.

En 2011, la Ville avait signé une entente annuelle de 50 000 $ avec la MDJ4F pour ajouter un local sur son territoire au lieu d’envoyer ses jeunes à Mont-Saint-Hilaire. La Ville devait fournir le local alors que la MDJ4F devait s’occuper de la gestion, de l’animation et de l’embauche d’une ressource spécialisée avec une clientèle sous influence de l’alcool ou de drogues.
En novembre dernier, les élus d’Otterburn Park ont toutefois annoncé la fermeture du local pour des raisons de coût. Selon eux, les villes de Belœil et de Mont-Saint-Hilaire payent seulement environ 10 000 $ chacune pour le service.
Recul
Devant une mobilisation de jeunes et de parents s’opposant à la fermeture du local, les élus d’Otterburn Park ont toutefois reculé et décidé, en décembre dernier, de garder le local ouvert jusqu’en avril, avec la même entente. Toutefois, les élus et les parents mobilisés s’entendaient pour dire que l’entente actuelle ne tenait plus la route.
Puisque la MDJ4F a été constituée pour offrir des services dans les municipalités de McMasterville, Belœil, Mont-Saint-Hilaire et Otterburn Park, il est normal selon eux que toutes les subventions gouvernementales, dont le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC), bénéficient à l’ensemble des Villes, et non pas seulement à Belœil et Mont-Saint-Hilaire, même si le local d’Otterburn Park était un ajout à l’offre de service initiale. Les élus demandaient donc que les coûts de fonctionnement des deux points de services actuels, en plus de celui d’Otterburn Park, soient répartis entre les villes dans un nouveau calcul, ce qui amènerait Belœil et Mont-Saint-Hilaire à hausser leur contribution.
Mais dans une lettre envoyée aux élus le 9 avril dernier, et dont le journal a obtenu copie, le conseil d’administration de la MDJ4F souligne que devant l’absence d’une entente, le service ne serait plus offert à Otterburn Park à partir du 30 avril, sauf si la Ville décidait de maintenir l’entente dans sa forme actuelle. La présidente du CA de la MDJ4F, Isabel Lavallée, souligne que les conditions de financement de l’organisme ne permettent pas de réduire la facture de 50 000 $ d’Otterburn Park.
Suite des choses
Le conseiller Louis Côté et le maire Denis Parent sont restés flous sur la suite des choses, mais ils ont affirmé que les élus travaillaient à offrir un local plus grand aux jeunes et peut-être même de créer un organisme à but non lucratif. Mais pour les prochaines semaines, les jeunes devront se rendre dans les deux points de service actuel de la MDJ4F, à Belœil et Mont-Saint-Hilaire.
Selon Anne-Marie Lécuyer, porte-parole d’un comité de parents qui s’oppose à la fermeture du local, il sera impossible pour Otterburn Park d’obtenir un appui financier du PSOC, puisque la subvention actuelle donnée à la Maison des jeunes comprend l’offre de service à Otterburn Park. Il faudra selon elle dissoudre l’entente entre la MDJ4F et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) Montérégie-Centre, responsable du PSOC, pour exclure Otterburn Park et ainsi donner à la Ville la liberté de trouver une subvention pour offrir un service de maison de jeunes indépendant.
Pour démêler la situation, le Journal a sollicité une entrevue avec la responsable du PSOC auprès du CISSS Montérégie-centre, mais au moment de mettre sous presse, la porte-parole nous avait seulement envoyée une réponse par courriel sans nous mettre en relation avec la responsable.
La directrice du CA de la MDJ4F, Isabel Lavallée, n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevues.

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