4 juin 2020
Belœil
Non aux rampes de planches à roulettes en zone résidentielle
Par: Denis Bélanger

Les enfants de David Gaudet devant leur rampe de planche à roulettes. Photothèque | L’Œil Régional ©

Bien qu’elle soit sensible à l’histoire d’une famille dont les enfants sont privés de pratiquer leur passion en temps de confinement, la Ville de Belœil ne modifiera pas son règlement pour permettre l’installation et l’utilisation d’une rampe de planche à roulettes en secteur résidentiel.

Publicité
Activer le son

Rappelons que le Belœillois David Gaudet avait fabriqué au coût de 1000 $ une rampe de planche à roulettes dans sa cour pour ses deux enfants de 11 et 12 ans. À la suite d’une plainte de citoyens concernant le bruit de cette activité, la Municipalité avait avisé M. Gaudet qu’il était en infraction des règlements municipaux. Une vidéo montrant la tristesse des enfants de M. Gaudet avait ensuite été partagée sur les médias sociaux et avait suscité beaucoup de réactions dans les médias. Tout cela se passait avant les premières phases de déconfinement d’installations sportives.

Les élus de Belœil ont tout de même accepté d’étudier la possibilité de modifier le règlement de zonage. « Le règlement aurait été appliqué à l’ensemble de la Municipalité », explique Renée Trudel, conseillère municipale du district de M.Gaudet.

« Même si le citoyen a offert de mettre en place des mesures restrictives, ce n’est pas facile à appliquer comme règlement, même si c’était pour une période précise. Cela aurait pu susciter diverses plaintes. Nous avons donc refusé la demande du citoyen », a ajouté Mme Trudel.

Notons que, depuis que l’histoire s’est mise à circuler dans les médias, la Ville de Belœil a ouvert ses parcs le long week-end des Patriotes. « Cela donne plus d’options aux jeunes adeptes de planches qui peuvent se pratiquer dans les espaces publics de la Ville », a renchéri Mme Trudel. Au moment de mettre sous presse, le skatepark de Belœil situé près de l’école secondaire Polybel n’était toujours pas ouvert.

Une certaine déception

De son côté, David Gaudet comprend la position de la Ville, mais partage quand même sa déception. « Je sais que ça aurait pu créer des précédents dangereux. Contrôler et discipliner mes enfants à leur âge, c’est facile, mais ça peut être plus difficile pour des adolescents. Je trouve quand même dommage qu’on n’ait pas pu avoir une exception temporaire. »

M. Gaudet a entreposé sa rampe chez des amis. « Nous concentrons nos énergies ailleurs. Je tiens à rappeler que j’avais fait ça avant tout pour permettre à mes enfants de bouger et de se désennuyer. »

image