18 octobre 2019
Nicola Riopel savoure pleinement sa retraite
Par: Denis Bélanger

Nicola Riopel. Photo gracieuseté

Nicola Riopel dans l’uniforme du Crunch de Syracuse. Photo gracieuseté

Retraité depuis un an du hockey professionnel, l’ancien gardien de but originaire de Belœil Nicola Riopel ne s’ennuie aucunement de son ancienne carrière. Il profite amplement de sa nouvelle vie et demeure quand même proche de sa passion. Il se concentre maintenant à 100 % à la profession d’agent de joueur.

Riopel a défendu la cage des siens pendant plus de dix ans. Il a joué plusieurs années en Europe ainsi que dans les ligues mineures d’Amérique du Nord. Au moment d’accrocher ses jambières, il appartenait aux filiales du Lightning de Tampa Bay de la Ligue nationale de hockey.

« Honnêtement, la vie du hockey ne me manque pas tant que ça ni le rythme de voyager chaque jour, dit le père de famille qui habite maintenant Saint-Basile-le-Grand. J’ai deux filles et je suis souvent à la maison le jour. C’est le soir que je vais plus à l’aréna. »

L’agent de joueur admet néanmoins que l’esprit de groupe lui manque un peu. « La satisfaction après une victoire me manque aussi un peu. Mais chaque victoire que mes clients ont me procure de la satisfaction et une montée d’adrénaline. »

Une agence en pleine progression
Nicola Riopel entame sa cinquième année à la tête de l’agence qu’il a fondée avec son associé Étienne Lafleur. Riopel exerçait le métier d’agent de joueur en même temps qu’il repoussait des rondelles. Il avait notamment négocié son dernier contrat lui-même avec Julien Brisebois, l’actuel directeur général de Tampa Bay. « C’est beaucoup plus facile maintenant de négocier quand tu mets un visage au nom. Avant, je faisais cela beaucoup au téléphone. »

L’agence de Riopel, Propulsion, compte maintenant dans ses rangs une trentaine de clients, dont 24 professionnels. Il gère un hockeyeur dans la Ligue américaine de hockey (LAH), un autre dans la Ligue continentale de hockey (KHL) dont la majorité des équipes sont en Russie et plusieurs autres dans d’autres ligues européennes. Il n’a pas encore de joueurs de la LNH, mais il espère que cela viendra.

Mais il est quand même satisfait du rendement de son agence qui exploite beaucoup le marché européen. L’agence a signé pour un total de 3 M$ en contrats de joueurs jusqu’à maintenant. « Pour les joueurs qui sont dans les mineures en Amérique du Nord depuis 4 ou 5 ans et voient que la LNH n’est plus atteignable, l’option de l’Europe devient attrayante pour eux. Ils peuvent avoir une qualité de vie en famille en jouant moins de matchs et voir du pays tout en obtenant un salaire plus intéressant. Mais c’est plus compliqué de négocier les contrats, car chaque ligue et équipe a ses propres contrats. En Amérique, ce sont des contrats standards. »

D’ailleurs, Riopel et Lafleur se sont adjoint un autre associé, Benoit Laporte, un ancien de la LHJMQ qui a joué plusieurs années en Europe, pour justement s’occuper du territoire du Vieux Continent. « En étant plusieurs, ça me permet d’aller voir un plus de matchs dans les rangs midget et bantam. Nous avons plusieurs partenaires dans chaque ligue pour le bien-être des clients. »

Bien que son agence soit jeune, Nicola Riopel indique qu’il a le respect du milieu du hockey. « J’ai serré des mains en Europe et en Amérique qui m’ont permis d’avoir des contacts et de bâtir des relations. De plus, la négociation avec un directeur général se fait avec un gars qui est aussi passionné que toi du hockey. Mon association me dit que c’est plus stressant de négocier devant un juge que de discuter avec un DG. »

Le cerbère à la retraite ajoute qu’il tente de représenter les joueurs de la même façon qu’il tenait à voir ses intérêts être bien défendus quand il jouait. « Le rôle d’un agent est d’offrir les meilleurs services possible aux joueurs, et on fait un excellent service de ce côté-là. »

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