30 mai 2019
MRC de la Vallée-du-Richelieu
Neuf nouvelles entreprises agricoles en 2018
Par: Denis Bélanger

Christian St-Jacques Photo : gracieuseté

Neuf nouvelles entreprises agricoles ont vu le jour en 2018 sur le territoire de la MRC de la Vallée-du-Richelieu. Une légère baisse comparativement à l’année 2016-2017 où on avait accueilli 11 nouveaux agriculteurs.

De nouvelles fermes ont été établies à Saint-Pie, Saint-Antoine-sur-Richelieu, Chambly, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Jean-Baptiste, Carignan, Saint-Charles-sur-Richelieu et Saint-Basile-le-Grand. Ces entreprises se spécialisent dans différentes cultures, dont les grains, le foin, les cultures maraîchères et la production acéricole. Du côté de la production animale, on retrouve un éleveur canin, un producteur d’œufs ainsi qu’une exploitation d’agneaux et de moutons.

En 2018, en Montérégie, ce sont 130 nouvelles fermes qui ont vu le jour. La MRC de la Vallée-du-Richelieu arrive au 6e rang sur un total de 14 territoires. La MRC de Brome-Missisquoi arrive au premier rang avec 28, ce qui représente 22 % de toutes les nouvelles fermes de la Montérégie. La MRC des Maskoutains arrive au second échelon avec 17, suivi du Haut-Richelieu et des Jardins-de-Napierville, avec chacune 14 nouvelles entreprises.
Le président de l’UPA de la Montérégie, Christian St-Jacques, est encouragé des données de la dernière année. « Encore aujourd’hui, la taille humaine de nos entreprises agricoles permet le démarrage de nouvelles fermes. Le dynamisme de notre agriculture repose essentiellement sur son modèle familial. Je tiens à féliciter toutes les personnes qui s’investissent dans le démarrage d’une nouvelle ferme. L’agriculture locale nous garantit un approvisionnement en quantité suffisante de produits frais et de qualité supérieure. »

Depuis quelques années, l’augmentation fulgurante de la valeur des terres menace l’agriculture familiale. Selon M. St-Jacques, il est difficile dans ce contexte pour un nouveau producteur d’acheter une parcelle de terre agricole.

« Une diminution du nombre de fermes entraînerait nécessairement la dévitalisation des territoires ruraux puisqu’elles sont le moteur économique de plusieurs villages. Désormais considérées comme une valeur refuge par d’importants joueurs boursiers, les terres agricoles sont également trop souvent convoitées afin notamment d’en changer l’usage pour accélérer le développement résidentiel ou industriel. Nous devons demeurer vigilants afin de protéger notre vitalité agricole. »

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