1 novembre 2018
Mont-Saint-Hilaire emprunte près de 800 000 $ pour le développement du camping
Par: Denis Bélanger

Le camping Laurier situé le long du boulevard Sir-Wilfrid-Laurier. Photo: Archives

Mont-Saint-Hilaire continue de franchir les étapes une à une dans le dossier du développement résidentiel sur le site de l’ancien camping Laurier, fermé depuis 2013. Les élus ont adopté un règlement d’emprunt de 780 000 $ pour le paiement de divers honoraires dans le dossier du développement de l’aire TOD 2.

Le conseiller indépendant dans le district de la Montagne, Louis Toner, a toutefois demandé le vote sur l’adoption du règlement. Les autres conseillers ont toutefois voté en faveur. Au début du mois d’octobre, M. Toner s’était objecté à ce que la Ville adopte des critères d’évaluation pour des offres de services liés à l’élaboration d’un plan directeur pour le secteur. Il déplore le fait que le Plan métropolitain d’aménagement durable (PMAD) entraîne la densification sur la troisième couronne de Montréal et crée 82 centres-villes dans la grande région de Montréal. Il est d’avis que la densité devrait se limiter à Montréal.

Le règlement a été adopté en séance extraordinaire du conseil le 22 octobre; la prochaine assemblée ordinaire a lieu le 5 novembre. «C’était prioritaire. Il faut donner des mandats le plus rapidement possible pour commencer les études. Quand on fait une séance spéciale, il y a toujours un degré d’urgence, souligne le maire Yves Corriveau. Deux semaines peuvent faire toute la différence entre manquer ou non une saison dans un dossier.»

Rappelons que selon l’estimation du maire, les premières maisons sur le camping pourraient se construire dès 2019.

Contrat et entente
Les élus ont profité de l’assemblée extraordinaire pour adopter deux autres résolutions concernant le camping Laurier. D’un côté, la municipalité a approuvé le partage des coûts à intervenir avec les Habitations Boies, les propriétaires du camping et une autre compagnie à numéro, administrée par les Hilairemontais Patrice St-Pierre et Serge Rouillard. Pour le moment, le journal n’a pas encore les détails sur le partage. L’Œil Régional a fait une demande d’accès à l’information pour obtenir une copie de l’entente.

Le conseil municipal a aussi accordé le contrat de services professionnels en évaluation de l’aire TOD 2, phase III à l’entreprise Les Services EXP au coût de 38 625,85 $. La Ville a de plus récemment lancé deux appels d’offres pour des services professionnels pour l’élaboration d’un plan directeur de développement, d’aménagement et d’architecture de l’aire TOD 2 ainsi que pour l’élaboration d’un plan pour l’infrastructure et l’environnement. Les soumissions seront ouvertes respectivement le 14 et 19 novembre.

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