23 août 2017
Premier roman
Monique Laguë s’en remet À la grâce de Dieu
Par: Olivier Dénommée
«Ce roman est dédié aux personnes qui ont eu à faire des choix difficiles dans leur vie», soutient Monique Laguë, qui souhaite toucher un large lectorat avec son histoire d'amour. Photo: François Larivière

«Ce roman est dédié aux personnes qui ont eu à faire des choix difficiles dans leur vie», soutient Monique Laguë, qui souhaite toucher un large lectorat avec son histoire d'amour. Photo: François Larivière

La vie de Monique Lamontagne Laguë n’est pas la plus commune, elle qui a vu son premier mariage se terminer par une déclaration de nullité avant de tomber amoureuse d’un prêtre qui est enfin devenu son mari. La résidente d’Otterburn Park fait ses débuts comme auteure avec le lancement de son premier roman, À la grâce de Dieu, paru le 15 juillet en librairie.

C’est après avoir écrit sa biographie en 2014 que Monique Laguë s’est intéressée à l’écriture d’un roman qui est devenu la trilogie À la grâce de Dieu. «J’ai créé une famille à travers mon écriture, et j’avais la sensation qu’elle m’appelait, qu’elle avait besoin de moi. C’était important de faire vivre ces personnages», explique Mme Laguë, qui a été tellement inspirée qu’elle a complété sa trilogie en l’espace d’un an et demi. Comme le premier tome vient d’apparaître sur les tablettes, il faudra patienter un peu avant de pouvoir lire la suite, même si l’auteure admet qu’elle a bien hâte de la présenter à ses lecteurs.

Amour et respect

À la grâce de Dieu présente la quête de Marie-Noëlle, qui cherche à connaître ses parents biologiques, et le tourment de Béatrice 20 ans plus tôt, qui devait choisir entre amour humain et amour de Dieu. «Le message que j’envoie dans mon livre, c’est que l’amour est plus fort que tout. L’amour entre religieux était un sujet tabou à l’époque (l’histoire se passe à Montréal dans les années 60) et les personnages passent à travers ce défi», explique l’auteure, qui précise que son propre vécu a légèrement teinté son écriture.

Malgré l’arrière-plan de la religion, l’histoire peut aussi plaire à un public qui n’a pas la foi, car «c’est un fond d’histoire d’amour et de respect». Pour Mme Laguë, l’expression «à la grâce de Dieu» peut aussi être utilisée dans un contexte profane. Elle est tout de même très fière d’avoir lancé son livre au Parvis de Saint-Hyacinthe, un restaurant dans une ancienne église, en présence d’une soixantaine de convives, dont un couple formé d’anciens religieux. «Peut-être se sont-ils reconnus dans cette histoire?», se demande l’auteure, sourire en coin.

Sans vouloir en dire trop, Monique Lamontagne Laguë explique que les deux prochains tomes élargiront l’histoire qui a été développée dans le premier. Le prochain sera d’ailleurs intitulé À la grâce de Dieu, tome 2: Au fil du temps. Un nouveau projet d’écriture occupe déjà l’auteure, s’intéressant cette fois à la vie d’une famille montréalaise avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. «Ça bouge beaucoup dans ma tête», résume Mme Laguë.

À la grâce de Dieu, publié par Essor livres, est disponible sur commande dans la plupart des librairies.

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