15 novembre 2017
Ski de fond à la montagne
McGill persiste et signe
Par: Denis Bélanger
Le ski de fond sera encore permis sur la montagne pour 2018. Photo: Archives

Le ski de fond sera encore permis sur la montagne pour 2018. Photo: Archives

Malgré un vent de contestation, les gestionnaires de la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill n’ont pas l’intention de revenir en arrière. La pratique du ski de fond demeurera interdite dans les sentiers du mont Saint-Hilaire.

Il faut d’ailleurs s’attendre à d’autres mesures de la part de la Réserve alors que le Centre de la nature accueille maintenant annuellement un nombre important de plus de 300 000 visiteurs par année. La Réserve annonce sur sa page Facebook que 2018 sera une année de changements et de communications et que l’opinion des citoyens sera sollicitée.

« Pour nous, l’arrêt du ski de fond était la première étape d’un processus de révision de l’utilisation de notre belle montagne afin de ne pas perdre de vue notre mission première de conservation, de recherche et d’éducation, peut-on lire également sur les médias sociaux. Ce processus est vital, non seulement pour des raisons de conservation, mais nous permettra aussi d’être en mesure d’offrir une belle expérience de randonnée malgré la surfréquentation. »

Selon un citoyen, qui a assisté à la rencontre d’information tenue par la Réserve le 4 novembre pour expliquer le dossier du ski de fond, les gestionnaires auraient l’intention de s’attaquer éventuellement à la raquette, qui est encore permise sur la montagne. Les responsables de la Réserve n’avaient pas été en mesure de confirmer cette information au moment de mettre sous presse.

Rencontre peu convaincante
Les adeptes de ski de fond qui ont rencontré le 4 novembre la directrice de la Réserve, Virginie Millien, n’ont pas été convaincus par les explications fournies. « Il était donc très difficile pour la centaine de résidents locaux composant l’auditoire de comprendre la justification profonde de la décision puisqu’elle ne permet aucunement de répondre aux préoccupations mentionnées par la directrice », souligne Pierre Pontbriand.

«Selon Mme Millien, 2018 sera l’année du changement et du dialogue. À la bonne heure! Mais alors, pourquoi ne pas avoir attendu ce moment-là? Pourquoi parler d’une réflexion qui n’est même pas encore engagée, qui prendra plusieurs années, et dont les conclusions ne sont donc pas connues, si c’est pour du même coup prendre une décision qui apparaît clairement improvisée?» ,s’interroge pour sa part Guillaume Chevalier.

De son côté, Vincent Bissonnette, qui a instigué une pétition, n’a pas l’intention de renoncer à la bataille et souhaite entreprendre d’autres actions qu’il n’a pas détaillée pour le moment.

Bien que L’Œil Régional ait sollicité la direction de la Réserve pour une entrevue de vive voix afin de revenir sur la réunion, le responsable des sciences et communications pour McGill, Davi Manelli, estimait que la déclaration faite sur Facebook résumait bien leur pensée. « Plusieurs bonnes idées ont été échangées lors de la réunion d’information à la suite de l’annonce de l’arrêt du ski de fond à la Réserve naturelle Gault. Nous avons également reçu des courriels remplis de suggestions et de commentaires constructifs. » n

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