5 juillet 2018
Tout quitter pour le Costa Rica
Marilyn continue l’écriture sous le soleil
Par: Karine Guillet
Marilyn Veillette, alias Marilyn Montplaisir, continue l’écriture de ses romans au Costa Rica. Photo: Gracieuseté

Marilyn Veillette, alias Marilyn Montplaisir, continue l’écriture de ses romans au Costa Rica. Photo: Gracieuseté

Marilyn Montplaisir a tout quitté il y a trois ans pour aller s’installer dans une maison qu’elle n’avait jamais visitée au Costa Rica. Quatre romans plus tard, l’auteure originaire de Belœil a troqué sa maison d’hôtesse en campagne pour un appartement dans une ville de sa nouvelle terre d’accueil. Si elle ne sait pas ce que lui réserve l’avenir, elle croit pourtant avoir trouvé un «chez elle» au Costa Rica.

Quand elle a annoncé son projet de quitter son emploi de rédactrice en chef pour partir à l’étranger, l’écrivaine se souvient d’avoir suscité beaucoup de réactions. Certains la croyaient même atteinte d’une maladie. «Il faut que tu sois décidé. Ce sont les autres alentour qui avaient peur, qui ne comprenaient pas, se souvient-elle. Ça les choquait. Peut-être que ça confrontait aussi des rêves enfouis.»
Aujourd’hui, ses proches, avec qui elle garde contact, se sont habitués à l’idée. L’auteur a appris à se débrouiller seule et elle revient toujours au Québec, trois fois par année, pour les salons du livre de Québec et de Montréal. «C’est au Costa Rica que je me sens à la maison. Je ne pense pas quitter le Costa Rica», lance l’auteure, Marilyn Veillette de son vrai nom.
L’auteure a vendu sa première maison après l’avoir retapée et le profit lui permet de se consacrer à l’écriture. Elle s’est installée depuis environ deux mois dans un appartement de La Fortuna, une petite ville de 15 000 habitants sise au pied des volcans Arenal, toujours actif, et Chato, aujourd’hui éteint. «Je suis tranquille. Je sors faire des marches. J’écris beaucoup. Après deux ans et demi à vivre et à parler avec les gens, j’apprécie ma solitude», admet-elle.
Elle pense y demeurer au moins jusqu’à la fin du premier jet de son prochain roman. Si l’auteure ne sait pas encore où elle sera à l’avenir, elle indique qu’elle rêverait un jour d’une maison écologique plus près de la nature.

Coaching
Entre temps, pour gagner sa vie, l’auteure a également commencé à offrir des séances de coaching par vidéoconférence. Elle explique que son changement de vie à 180 degrés, jumelés à ses choix d’éliminer le plus possible les produits chimiques et à son régime, suscitaient souvent des questionnements chez ses lecteurs, qui lui écrivaient souvent pour demander conseil. L’écrivaine a jusqu’à maintenant eu quelques rendez-vous en ligne, mais indique qu’elle doit encore travailler à faire la promotion de ce service.
«Mon changement de vie inspirait beaucoup de gens à se prendre en main, à se confier à moi. Je le faisais gratuitement, et ça me faisait plaisir, mais il faut aussi que je pense à moi», explique-t-elle.
Après la trilogie Marilyn, l’auteure a également lancé une nouvelle série, Le Journal d’un Ange, dont le premier tome, Renaissance, est sorti il y a quelques mois. Les lecteurs y retrouveront une Marylin, héroïne de la première série, plus mature, mais qui conserve son sens de l’humour. Tout en continuant à s’inspirer de vie, l’auteure indique qu’elle a cette fois-ci choisi de mettre en lumière le travail spirituel auquel elle s’est attelée au cours des dernières années.

image