7 juillet 2015
Maladie de Lyme: 5 municipalités plus à risque d’exposition
Par: Karine Guillet

PRÉVENTION. La maladie de Lyme continue de gagner du terrain au Québec, principalement en Montérégie. Dans la Vallée-du-Richelieu, cinq municipalités présentent un risque d’exposition élevé aux tiques.

La tique est bien établie dans le territoire Richelieu-Yamaska, qui s’étend de Sainte-Christine à Saint-Bruno-de-Montarville. Selon la cartographie réalisée par les directions de la santé de la Montérégie et de l’Estrie, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Basile-le-Grand, McMasterville, Otterburn Park et Saint-Jean-Baptiste présenteraient un risque d’exposition élevé aux tiques. Les autres municipalités de la Vallée-du-Richelieu présenteraient un risque d’exposition modéré.  

Toutefois, selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), seules les municipalités de Saint-Jean-Baptiste et de Mont-Saint-Hilaire présenteraient un risque d’acquisition faible de la maladie de Lyme (endroit où au moins une tique a été identifiée par des activités de surveillance). Le risque d’acquisition est modéré à Saint-Bruno-de-Montarville.

Les directions de santé publique de l’Estrie et de la Montérégie indiquent que plus un territoire est à risque élevé, plus les chances sont grandes d’être piqué par une tique et d’être infecté par la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Environ 15% des tiques seraient porteuses de cette bactérie.

De plus en plus de cas acquis au Québec

Des 125 cas de maladie de Lyme déclarés l’an dernier au Québec, plus de la moitié ont été contractés dans la province. La majorité (85%) des cas acquis dans la belle province l’ont été en Montérégie.

Depuis les dernières années, le nombre de cas signalés a toutefois explosé. Pour la Montérégie seulement, le nombre de cas de maladie de Lyme est passé de quatre en 2010 à 71 en 2014.

Dans le secteur Richelieu-Yamaska, quatre cas ont été signalés l’an dernier, un nombre similaire à celui de 2013. Le secteur de la Pommeraie, englobant les environs de Farnham (seule municipalité où le risque d’exposition est élevé), était la région où l’on dénotait le plus de cas acquis au Québec l’an dernier.

Afin de minimiser le risque d’exposition durant les activités en forêt, dans les boisés ou les herbes hautes, il est recommandé de porter des vêtements de couleur pâle qui couvrent la peau, de mettre les chaussettes par-dessus les pantalons, d’appliquer du chasse-moustiques et de demeurer sur les sentiers dégagés des boisés et des forêts.

consultez la carte interactive des endroits à risque d’exposition.

Avec la collaboration de Stéphanie Mac Farlane

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