10 janvier 2021
Maîtriser l’art de cracher du feu
Par: Denis Bélanger

Le Belœillois Martin Nordin possède le talent hors du commun de cracher du feu.

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Le père de famille a commencé à souffler des flammes dans son pays natal, la Suède, au début des années 2000. C’est grâce à sa conjointe de l’époque qu’il s’est adonné à ce passe-temps.

« Un groupe de cascadeurs avait besoin de danseurs pour leur spectacle. Ma conjointe avait fait l’audition. Puis, les responsables avaient besoin d’autres personnes pour le spectacle. C’est ainsi que j’ai accepté de devenir cracheur de feu », raconte M. Nordin, qui travaille maintenant dans le domaine de la rénovation.

Après quelques spectacles en Suède, Martin Nordin a déménagé avec sa conjointe au Québec où il a continué de faire des prestations de cracheur de feu. « Ma conjointe et moi, on s’est rencontré très jeune et, après dix ans, nous voulions découvrir la vie de l’autre côté de l’Atlantique. »

Selon lui, pour être un bon cracheur de feu, il faut avoir le sens du spectacle et le désir d’épater la galerie. « Il faut aussi être très rigoureux pour exécuter cela en toute sécurité. Nous n’utilisons pas d’essence, car ce serait trop dangereux. Nous utilisons toutefois un liquide qui peut être fatal si nous l’inhalons. »

Martin Nordin n’a pas eu d’accident majeur en crachant du feu. « J’ai eu quelques petites brûlures, dont une au doigt. Je me souviens après un show m’être brûlé la main droite, je n’avais plus beaucoup de poil. J’ai un ami qui a eu la malchance de voir sa barbe prendre feu. »

Retrouver l’étincelle

Martin Nordin n’avait pas craché du feu depuis plusieurs années lorsqu’il a remis dernièrement ses talents à contribution pour un événement caritatif. Il reconnaît que le rôle de cracheur du feu pouvait être éprouvant pour la vie de famille alors qu’il devait quitter le nid en soirée.

Membre du Club de course et de marche de Belœil, M. Nordin a proposé ses talents à une autre membre du club qui a fait à la fin septembre le Défi 12 h en mode virtuel à Belœil, un événement caritatif commençant au crépuscule.

« Le président a vu ma photo de cracheur de feu sur les médias sociaux et il m’a suggéré de faire ça pour un BBQ du club. Finalement, il y a eu l’annonce du Défi 12 h que deux membres voulaient relever. Je les ai donc approchés pour cracher du feu. »

M. Nordin s’est exercé à cracher de l’eau avant de faire sa prestation. Il était bien content du résultat et souhaiterait bien le refaire plus souvent. « J’ai vraiment trouvé ça le fun. Ça m’a pris deux heures de préparation. Je faisais des flammes de six pieds à Belœil, mais j’ai déjà fait par le passé des flammes de dix pieds de hauteur. »

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