18 octobre 2017
Les fondeurs chassés du Centre de la nature
Par: Denis Bélanger
Le ski de fond sera encore permis sur la montagne pour 2018. Photo: Archives

Le ski de fond sera encore permis sur la montagne pour 2018. Photo: Archives

Vincent Bissonnette et sa famille pratiquant le ski de fond. Photo: Gracieuseté

Les amateurs de ski de fond ne pourront plus sillonner les sentiers du Centre de la nature de Mont-Saint-Hilaire. L’activité sera interdite dès cette année, décision motivée par un désir de conservation des lieux. La décision fait toutefois des mécontents.

La directrice de la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill, Virginie Millien, souligne d’entrée de jeux que le but premier de son organisme est la conservation. «Les sentiers deviennent plus endommagés. Le Centre la nature reçoit aux alentours de 350 000 visiteurs par année.»

Selon Mme Millien, les responsables de la Réserve veulent éviter la répression dans ce dossier. Elle fait aussi remarquer que les pistes ne seront plus ouvertes, ce qui rendra le lieu moins intéressant et praticable pour les fondeurs. «Nous ne louons plus d’ailleurs depuis un certain temps de l’équipement de ski de fond. De plus, ce n’était pas une grosse clientèle qui faisait du ski de fond dans les sentiers.»
La raquette pourra toutefois être encore pratiquée sur les sentiers.

La nouvelle a énormément déçu l’adepte de ski de fond Vincent Bissonnette, originaire de Belœil. Ce denier a appris à skier dans les années 1980 sur la montagne avec ses parents. Il a fait de même avec ses propres enfants. «C’est sûr que ce n’était pas la même qualité de piste qu’à un endroit comme Saint-Bruno; ce n’était pas le même prix d’ailleurs, c’était de belles pistes quand même. Ce qui me marquait, c’était la rencontre de la nature et du paysage. Quand j’ai entendu ça d’un de mes proches, je croyais avoir mal compris.»

Au moment de mettre sous presse, M. Bissonnette n’excluait pas la possibilité de mettre sur pied une pétition. Chose certaine, il n’a plus l’intention de prendre un laissez-passer annuel pour le centre de la Nature; il paiera à la pièce. «Quand j’y allais chaque week-end, je rencontrais du monde en skis de fond.»

Pas de pression de la Ville
De son côté, le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau, a appris la nouvelle de la bouche d’un citoyen mécontent de l’interdiction. Bien qu’il trouve la situation dommage, M. Corriveau ne compte pas intervenir auprès de l’organisme. «C’était une activité très appréciée. Je ne peux toutefois rien y faire, car on est sur une propriété privée. Quand on parle de conservation, on ne peut pas être contre ça», a commenté l’élu.

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