21 octobre 2020
Premier roman
L’éclaireur, l’exutoire de Julie Lessard
Par: Olivier Dénommée
Julie Lessard, de Saint-Basile-le-Grand, a publié son premier roman, L’éclaireur, cet été. Elle y raconte une histoire de quête intérieure avec un fond de mysticisme. Photo gracieuseté�

Julie Lessard, de Saint-Basile-le-Grand, a publié son premier roman, L’éclaireur, cet été. Elle y raconte une histoire de quête intérieure avec un fond de mysticisme. Photo gracieuseté

Comme pour beaucoup de gens, l’écriture a toujours fait du bien pour la Grandbasiloise Julie Lessard, éducatrice en service de garde. Mais ce n’est que plus récemment qu’elle a osé dévoiler ses écrits au monde, elle qui a vu son premier roman, L’éclaireur, publié aux éditions G-mots cet été.

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La fascination pour la littérature a suivi Julie Lessard pendant toute sa vie. « Ça a toujours fait partie de moi. J’écrivais des petites pièces de théâtre plus jeune, puis de la poésie au secondaire et au cégep. Mais c’est une fois adulte que j’ai entamé l’écriture de mon premier roman, ce qui était pour moi un exutoire. Ça me faisait du bien », relate-t-elle. Elle a travaillé pendant des années sur le roman L’éclaireur, qu’elle a écrit à temps perdu.
L’éclaireur raconte l’histoire de Madeleine Gédéon, une jeune femme de 21 ans qui décide de partir à l’aventure dans l’Ouest canadien pour se retrouver elle-même. Mais cette expérience éveillera des dons mystiques enfouis en elle depuis toujours, ajoutant une dimension supplémentaire au roman. « Depuis que je suis jeune, je suis fascinée par les choses mystérieuses, le paranormal et les visions, même si je n’y crois pas particulièrement. J’ai voulu inclure cet aspect dans ce livre qui se passe dans un contexte moderne, avec de l’action, du sexe et de la drogue », explique-t-elle, précisant au passage que L’éclaireur n’est pas nécessairement adressé à un public mineur même s’il ne contient rien de scabreux. Julie Lessard précise toutefois que le côté paranormal est loin d’être le cœur de l’intrigue de son premier roman, plutôt basé sur sa propre histoire de quête personnelle lorsqu’elle est elle-même partie avec son sac à dos.
« C’est un livre qui a un langage soutenu, mais cru, qui est facile à lire et qui offre quelques réflexions face à la société, note l’auteure. Ceux qui l’ont déjà lu m’ont dit qu’ils avaient de la misère à arrêter! Ce livre-là, je l’ai écrit avec mon cœur, sans prétention. Maintenant, j’ai le plaisir de le partager avec les autres! »

Incontinence verbale
Ce n’est qu’en fin de parcours que le roman a pris le titre L’éclaireur, de l’aveu de Julie Lessard. « Le titre initial était Incontinence verbale, mais mon éditrice a accroché là-dessus », admet la Grandbasiloise en riant, qui a finalement trouvé un titre qui a une consonance moins négative, même si elle a comparé sa propre approche, une écriture automatique, à une incontinence verbale.
Maintenant qu’elle est lancée, plus rien n’arrête Julie Lessard, qui a déjà complété l’écriture d’un deuxième roman qui « est complètement différent » grâce aux conseils reçus de son éditrice lors de la révision du premier. « La correction est en cours, puis je serai prête à le présenter à des maisons d’édition. Et un troisième livre s’en vient », prévient-elle. On pourrait donc ne pas avoir à attendre très longtemps avant de voir apparaître de nouveaux écrits signés Julie Lessard.
Elle avoue que la pandémie de COVID-19 et le confinement du printemps lui ont « donné des ailes » en lui permettant d’écrire plus que jamais, mais que cela l’empêche en contrepartie de participer à des activités de promotion pour l’aider à faire connaître son roman. Elle assure que 2021 sera une autre année chargée en création et a bien hâte de partager à nouveau ses histoires. « Pour moi, c’est un bonheur d’écrire. Si, à travers mes livres, je peux apporter du divertissement et un baume à des lecteurs, c’est encore mieux », conclut-elle.
Le roman L’éclaireur de Julie Lessard est notamment en vente au Buropro Citation de Belœil et sur le site de G-mots éditeur.

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