17 octobre 2018
Stationnement de nuit
Le travail des policiers facilité
Par: Denis Bélanger

Le stationnement de nuit est déjà permis dans plusieurs villes du Québec, dont l’agglomération de Longueuil. Photo: Archives

La modification de la réglementation du stationnement de nuit en période hivernale dans plusieurs municipalités fait le bonheur du directeur de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent (RIPRSL), Bruno Pasquini, qui est d’avis que les assouplissements apportés faciliteront grandement le travail des policiers.

En effet, en plus des trois municipalités de la MRC de la Vallée-du-Richelieu, Carignan, Contrecœur, Sainte-Julie, Richelieu et Varennes adopteront le même règlement pour le stationnement de nuit. Chambly avait déjà son projet pilote et, avec l’ajout l’an prochain de Saint-Basile-le-Grand, ce sera 10 des 17 villes membres de la RIPRSL qui auront un règlement semblable. Avant l’adoption de ces règlements, la RIPRSL avait réussi à obtenir une harmonisation dans toutes ces municipalités sur le plan des dates d’interdiction. Cette harmonisation avait même réduit la période d’interdiction, qui, à titre d’exemple, à Mont-Saint-Hilaire, s’étendait jusqu’en avril.

«Nous tenions à ce qu’il y ait une harmonisation et avons ainsi demandé de mettre fin aux différents projets pilotes. Ça devenait difficile pour nos policiers, qui travaillent dans un certain secteur le soir et dans un autre différent le lendemain. Un jour, toutes nos villes fonctionneront de la même manière», a commenté M. Pasquini.

Dans les villes n’ayant pas adopté ce règlement, la tolérance durant la période des fêtes sera conservée. Évidemment, s’il y a opération de déneigement, les automobilistes devront laisser les voies publiques libres. «Nous apporterons des précisions en temps et lieu sur cette tolérance, mais nous voulons la maintenir pour permettre aux gens de se réunir», renchérit Bruno Pasquini.

Ce dernier est conscient qu’il risque d’y avoir des erreurs dans la première année d’application de la réglementation. «Il y a eu des erreurs dans les projets pilotes. Il y a des villes qui ont donné des autorisations, alors que, malheureusement, certains de nos jeunes policiers n’avaient pas eu l’information et avaient donné une contravention. Nous allons nous rajuster. Nous sommes sur la bonne voie. On a environ 20 journées de déneigement dans l’hiver, donc on vient de récupérer au moins 80 jours de stationnement.» La régie de police essaie d’ailleurs d’apporter des ajustements informatiques dans les véhicules de patrouille pour bien outiller le policier. «Nous regardons avec le responsable de l’informatique pour que chaque soir, le policier puisse voir apparaître un message lui indiquant les villes où le stationnement de nuit est présentement interdit, rapporte Bruno Pasquini. Nous nous inscrirons aussi à tous les moyens de communication mis de l’avant par les différentes villes pour informer leurs citoyens des opérations de déneigement.»

La première année d’application du règlement de stationnement de nuit à Longueuil avait suscité beaucoup de mécontentement. Certains citoyens avaient de la difficulté à concevoir qu’ils pouvaient recevoir une contravention si la rue en question était déneigée. Ils devaient attendre que l’interdiction de stationner soit levée pour l’ensemble de la ville pour garer leur voiture dans la rue. Le même principe s’appliquera pour les villes de la RIPRSL.

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