3 mars 2021
Le dossier de la rue Saint-Georges échappe à un procès
Par: Denis Bélanger

La Ville de Mont-Saint-Hilaire en est venue finalement à une entente à l’amiable pour mettre fin aux procédures judiciaires dans le dossier de la rue Saint-Georges. L’entente a été officialisée lundi lors de la séance ordinaire du conseil municipal.

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Les gestionnaires du Metro de Mont-Saint-Hilaire, de l’Eau vive et du Pain dans les voiles ont accepté de retirer leur poursuite et leur contestation du plan particulier d’urbanisme (PPU) pour le secteur centre-ville. En contrepartie, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a accepté d’apporter des modifications à sa réglementation pour la suite du développement de la rue Saint-Georges.

La superficie maximale des locaux est réduite à 2500 m2, soit celle qui était prévue par la Municipalité avant que le projet de développement d’Odacité ne vienne à l’agenda. La rue ne pourra aussi accueillir que des commerces dits de proximité. La Municipalité a aussi apporté quelques modifications mineures dans sa réglementation de zonage applicable au centre-ville.

En vertu de cette entente, les élus ont adopté différentes résolutions pour que le PPU prenne effet bientôt. Il y aura prochainement une séance de consultation publique écrite sur les règlements adoptés à ce sujet. « Le PPU centre-ville se veut un outil majeur de redéveloppement du centre-ville qui s’applique non seulement au secteur de la rue Saint-Georges, mais aussi au reste du centre-ville. Ce vaste projet demeure donc entier et la Ville de Mont-Saint-Hilaire se réjouit de pouvoir utiliser ce mécanisme réglementaire important pour donner vie à des projets qui lui permettront de continuer à se démarquer et à figurer en bonne place parmi les villes où il fait le mieux vivre au Québec », a déclaré par voie de communiqué la Municipalité.

Durant la séance, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a également résilié le contrat de service en ingénierie pour la réalisation des plans et devis des travaux d’infrastructures sur les rues Saint-Georges et du Centre-Civique vu qu’il n’y a plus de projet pressant dans le collimateur. Le contrat avait été accordé à la firme FNX Innov.

Plusieurs mois de négociations

Cette entente vient mettre fin à une longue saga judiciaire qui durait depuis des mois. Rappelons que la genèse du litige réside dans le projet immobilier mixte d’Odacité articulé autour du déménagement du IGA Pepin sur Saint-Georges. Bien que la Ville annonçait en mai dernier que les Marchés Pepin se tournaient vers un autre site pour la construction d’une épicerie – signifiant ainsi la fin du projet d’Odacité –, les parties impliquées ont mis des mois à trouver un terrain d’entente. Une date de début de procès avait été fixée au 2 novembre, mais le processus a été repoussé pour permettre la poursuite des négociations.

Le dossier a coûté à la Municipalité 320 000 $ en frais d’avocats au cours des trois dernières années. Ce montant n’inclut pas les honoraires qui auraient pu être versés pendant les deux premiers mois de 2021.

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