18 août 2015
Le directeur du Centre de la nature tire sa révérence
Par: Karine Guillet
Directeur de Centre de la nature du mont Saint-Hilaire depuis 20 ans, Kees Vanderheyden tourne maintenant le regard vers d'autres projets.

Directeur de Centre de la nature du mont Saint-Hilaire depuis 20 ans, Kees Vanderheyden tourne maintenant le regard vers d'autres projets.

ENVIRONNEMENT. Directeur du Centre de la nature du mont Saint-Hilaire depuis 20 ans, Kees Vanderheyden quittera la tête de l’organisme à l’automne pour une retraite bien méritée.

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À 82 ans, M. Vanderheyden souhaitait prendre quelques années pour se consacrer à d’autres projets. «C’est la plus belle carrière que j’ai eue, raconte le principal intéressé. La nature m’a toujours marqué. Quand j’étais tout petit aux Pays-Bas, on habitait près d’un boisé et pour moi la nature, c’était toujours un endroit de beauté et de mystère.»

Le Centre de la nature a profité de la journée annuelle des membres, samedi dernier, pour annoncer à tous le départ de M. Vanderheyden et l’arrivée en poste du nouveau directeur. C’est Éric Malka, actuellement directeur adjoint, qui prendra la relève dès le 6 octobre.  «Il connaît tous les secteurs du Centre de la nature, il est extrêmement actif et bien aimé par les gens», explique l’actuel directeur.

Cultiver le lien avec la nature

Kees Vanderheyden est devenu directeur du Centre de la nature le 6 septembre 1995. «Je n’avais pas posé ma candidature. Ils m’ont sollicité parce qu’en tant que citoyen de Mont-Saint-Hilaire, j’étais président d’un comité de citoyens pour la défense de la montagne», explique-t-il. «J’étais tellement content parce que la nature c’est ce qu’il y a de plus riche, de plus puissant, mais en même temps, la montagne c’est le patrimoine de la région. Je ne pouvais pas imaginer mieux que ça!»

Les priorités de M. Vanderheyden auront été de protéger la montagne et les milieux naturels de la région ainsi que de permettre aux gens d’avoir un contact personnel avec la nature. «Un grand désir que j’avais, c’est que la passion de la montagne ne soit pas seulement la passion de ceux qui y travaillent, mais de tous les gens de la région.»  D’ailleurs, afin d’entretenir ce contact personnel avec la nature, M. Vanderheyden aura écrit pas moins de 250 chroniques dans les pages de <I>L’Œil Régional<I> en plus d’une correspondance régulière avec 70 personnes influentes de la région, quatre fois par année.  

On retiendra également de son passage au Centre de la nature la transformation du pavillon des visiteurs de musée en véritable aire d’accueil, de même que l’activité Noël à la montagne, tradition qui aura duré presque 15 ans. C’est également de lui qu’est née l’idée de faire de l’assemblée générale annuelle une journée festive consacrée aux membres, évènement qui a cette année réuni près de 120 personnes.

Pas de retraite

D’ici l’entrée en poste du nouveau directeur, Kees Vanderheyden demeurera au Centre de la nature jusqu’à la mi-octobre. Mais s’il prend congé du poste qu’il occupe actuellement, celui qui est également conteur a déjà des projets pour s’occuper. «Je ne crois pas à la retraite. Je n’ai pas envie de me retirer,  je veux rester avec tout le monde et dans la mesure du possible j’aime faire ma part. J’ai des projets de retraite, je n’ai pas envie de m’asseoir sur ma galerie et de me bercer!»

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