8 juin 2016
Le diocèse de Saint-Hyacinthe a perdu 23 églises en 20 ans
Par: L'Oeil Régional
Le diocèse de Saint-Hyacinthe a perdu 23 églises en 20 ans

Le diocèse de Saint-Hyacinthe a perdu 23 églises en 20 ans

Aujourd’hui, malgré la réticence de son évêque François Lapierre à autoriser la vente d’églises, le diocèse de Saint-Hyacinthe dénombre encore 90 églises et chapelles réparties dans 81 paroisses. Vingt-trois de moins qu’il y a vingt ans, révèle le chancelier du diocèse, Denis Lépine.

 Des 23 églises et chapelles fermées, 15 églises et trois chapelles ont été vendues et cinq ont été démolies. La plupart des édifices vendus, ajoute-t-il, sont désormais voués à d’autres fonctions même si dans certains, malgré le changement de vocation, on consacre toujours un espace comme lieu de culte. On le voit surtout en milieu rural où des églises ont été converties en centres multifonctionnels.

 Sorel-Tracy et Granby particulièrement touchées

 Les paroisses de Sorel-Tracy et de Granby ont été particulièrement affectées par cette nouvelle réalité souvent imposée par la baisse de la fréquentation de ces lieux de culte et des revenus qui en découlaient. D’autres villes dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, comme Belœil et Mont-Saint-Hilaire, ont été épargnées.

Des cinq églises fermées à Sorel-Tracy, trois ont croulé sous le pic du démolisseur alors qu’une autre a été transformée en un centre pour gymnastes.

De plus, on annonçait, il y a un mois, que deux autres églises ont été mises en vente. Elles demeurent ouvertes durant le processus de vente. Il en reste désormais deux exclusivement consacrées au culte.

À Granby, quatre églises ont été vendues. Toutes ont désormais une nouvelle vocation. Rachetée par la municipalité, l’une a été transformée en gymnase, une autre en bibliothèque. Une autre est devenue un centre communautaire. Un CLSC en a racheté une.

Celles qui sont restées debout, ailleurs dans le diocèse, ont connu divers réaménagement: l’église Christ-Roi de Saint-Hyacinthe a été transformée en théâtre. Une fondation privée a acheté celle de Dunham. Certaines sont rachetées par des municipalités. Des promoteurs en ont transformé d’autres.

Dans tous les cas, les fabriques ont dû se départir de ces bâtiments faute de revenus suffisants pour les entretenir et les chauffer, a noté M. Lépine.

«À Sorel-Tracy, vous êtes vraiment éprouvés. Deux autres églises sont à vendre. On verra plus tard si ce sont de bonnes décisions! C’est vrai qu’à la suite de scandales qui ont éclaté, les gens perdent confiance. Quand on démolit les églises, le message reçu est celui qu’on ferme!», commente-t-il.

Mais encore faut-il tenir compte des conditions socio-économiques des milieux, reconnait-il. Mais des communautés se régénèrent. C’est le cas de Granby et de Belœil, cite-t-il.

«La foi et la confiance reviendront. Le pape François donne une image très positive de l’Église. Et Mgr Lapierre est un homme d’espérance qui croit possible de faire renaitre des communautés chrétiennes. Ce pourquoi plusieurs pensent qu’il hésitait à permettre la fermeture des églises et chapelles.»

 Églises vendues 

 Christ-Roi de Saint-Hyacinthe

Sainte-Croix de Dunham

Saint-Fabien de Farnham

Saint-François d’Assise de Frelighsburg

Assomption de Granby

Notre-Dame de Granby

Saint-Benoît de Granby

Saint-Joseph de Granby

Saint-Noël-Chabanel d’Iberville

Saint-Ignace de Stanbridge

Saint-Pierre-de-Véronne à Pike River

Sainte-Sabine

Notre-Dame de Sorel-Tracy

Sainte-Jeanne-D’Arc de Stanbridge

Saints-Martyrs-Canadiens à Venise-en-Québec

 

 Églises démolies 

 Saint-Georges de Clarenceville

Saint-Jean-Bosco de Sorel-Tracy

Saint-Joseph-de-Sorel

Sainte-Maxime de Sorel-Tracy

 

 Chapelles vendues 

 Glen Sutton

Saint-Jean-de-Fost

Sainte-Anne-de-Sorel

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