28 janvier 2021
Club de canotage d’Otterburn
Le dialogue reprend
Par: Denis Bélanger

Le litige du Club de canotage a couté à la Ville près de 58 000 $ en frais d’avocats en 2020. Photothèque | L’Œil Régional ©

Les négociations ont finalement repris entre la Ville d’Otterburn Park et le Club de canotage concernant le statut de l’organisme au Centre culturel et communautaire de la Pointe-Valaine. Le dialogue pourrait éviter de judiciariser le dossier qui a coûté jusqu’ici près de 58 000 $ en frais juridiques à la Ville.

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Il y a deux semaines, les deux camps semblaient se diriger vers un affrontement devant les tribunaux. En effet, le conseil municipal avait imposé un ultimatum au Club. Ce dernier devait accepter une entente au plus tard le 22 janvier ou plier bagage. L’organisme avait répondu au début de l’année avec une mise en demeure.

À la suite des différentes salves verbales, un citoyen s’est proposé de jouer les modérateurs pour ramener les deux camps au stade de négociation. De plus, le maire Denis Parent a indiqué en séance du conseil qu’il prenait en considération les commentaires des citoyens d’Otterburn Park sur cet épineux dossier.

« Nous sommes prêts à discuter pour trouver une entente », a aussi commenté Yves Richer, au nom du Club.

L’Œil Régional a tenté d’obtenir les commentaires de Denis Parent, mais ce dernier n’avait pas rappelé le journaliste au moment de mettre sous presse.

Enfin un loyer

Rappelons que la Ville propose au Club de payer un loyer annuel de 30 000 $, alors que la valeur locative du local dans le Centre communautaire de la Pointe-Valaine est de 42 000 $. L’entente de 20 ans amènerait un nouveau modèle d’affaires et impliquerait la participation financière de toutes les autres municipalités environnantes. La moitié du coût de l’inscription serait ainsi remboursé par la Ville auprès des parents du jeune inscrit.

Le nœud du problème réside dans l’hébergement gratuit dont bénéficiait le Club de canotage depuis 1965 en vertu de l’acte notarié qui permettait à la Ville de prendre possession du bâtiment. La validité de cet acte notarié est d’ailleurs contestée. La Municipalité rapporte que, depuis cette année-là, près de 2,6 M$ en aide financière ont été versés au Club.

La Ville estime qu’elle n’a plus à soutenir ce fardeau financier alors que 60 % des membres du Club ne proviennent pas d’Otterburn Park, d’où l’insistance du maire à impliquer les autres villes. De leur côté, les responsables du Club assurent qu’ils sont de bonne foi dans les négociations et ont accepté le principe de payer un loyer.

La facture grimpe

Le litige du Club de canotage a couté à la Ville près de 58 000 $ en frais d’avocats en 2020, selon les informations obtenues par le journal par l’entremise d’une demande d’accès à l’information. C’est le cabinet Dufresne Hébert Comeau qui a été mandaté pour représenter la Ville. Le plus gros montant facturé a été de 18 115,37 $ le 31 mars 2020 pour une opinion juridique. Trois semaines auparavant, la chicane avait éclaté au grand jour après que le Club eut reçu un avis d’expulsion.

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