19 avril 2016
Le dg d’Otterburn Park a déposé une plainte au Tribunal du travail
Par: L'Oeil Régional
Les directeur général de la Ville d'Otterburn Park, Daniel Desnoyers.

Les directeur général de la Ville d'Otterburn Park, Daniel Desnoyers.

Le Tribunal administratif du travail du Québec confirme avoir reçu à la mi-mars une plainte du directeur général de la Ville d’Otterburn Park, Daniel Desnoyers, contre la municipalité.

Après trois semaines de suspension, M. Desnoyers était de retour lundi soir à la séance du conseil municipal.

Le premier fonctionnaire de la Ville n’a pas voulu commenter la situation, soutenant que les discussions se poursuivent.

M. Desnoyers avait été suspendu pour une deuxième fois en moins d’un an à la fin mars par le conseil municipal parce que la mairesse lui reproche un manque de collaboration. Selon la résolution adoptée, il refuserait «de se conformer aux directives formulées par la mairesse et les élus municipaux pour le traitement de certains dossiers municipaux, prétendant ne pas avoir le temps».

En juillet dernier, le directeur général avait aussi été suspendu sans solde pendant une semaine.

Frais d’avocats

En moins d’un an, la Ville d’Otterburn Park a défrayé 4971$ en frais d’avocats dans le dossier de M. Desnoyers. Un montant qui inclut une facture de 1427$ adoptée hier soir par le conseil municipal.

Les conseillers Luc Lamoureux et Jean-Marc Fortin ont toutefois voté contre le paiement de cette dépense de 1400$, puisqu’ils soutiennent ne pas avoir été consultés de la décision de la suspension du directeur général en mars.

«Je n’ai pas de problème avec la facture, précise M. Fortin. Comme membres de la Commission des ressources humaines de la Ville, moi et Luc Lamoureux, on n’a pas été avisés des mesures qui ont été prises ni de la lettre (de suspension). On a eu ça après les faits.»

Selon M. Fortin, avant d’engager des frais d’avocats, il faut consulter les gens qui travaillent sur le plan des ressources humaines.

La mairesse Lavoie a répondu que, puisqu’il s’agit d’un dossier «délicat», elle a tenu à être accompagnée d’avocats qui lui disent de travailler avec ses «alliés» au conseil municipal. MM. Fortin et Lamoureux ont rétorqué ne pas être des ennemis du conseil.

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