24 janvier 2019
Développement du centre-ville
Le conseil municipal de Mont-Saint-Hilaire persiste et signe
Par: Denis Bélanger

Le maire Yves Corriveau, lors d’une soirée d’information en septembre, demeure convaincu du bien-fondé du projet. Photo: Archives

Malgré l’opposition de citoyens, le plan particulier d’urbanisme (PPU) pour le secteur centre-ville de Mont-Saint-Hilaire, qui permettra la réalisation d’un projet de développement et le déménagement du Marché Pepin sur la rue Saint-Georges, a été adopté le 14 janvier dernier. Le maire Yves Corriveau a toutefois vu une de ses conseillères élues sous la bannière de son parti politique voter contre l’adoption des résolutions concernant le PPU.

Devant le refus du maire d’acquiescer à la demande des citoyens de retarder l’adoption du PPU, le conseiller indépendant Louis Toner du district 6 a demandé le vote.

« C’est un projet opportuniste. Nous avons adapté les règlements pour un développeur. Je suis assez convaincu que s’il n’y avait pas ce projet-là, il n’y aurait pas eu d’urgence d’adopter le PPU, a ajouté M. Toner qui a voté contre. Plusieurs personnes ont apporté de bons commentaires contre le projet, mais je suis déçu de voir que l’on ne les ait pas écoutés. Et la majorité silencieuse qui est en faveur du projet, où est-elle? Je ne la vois pas. »
L’élue Christine Imbeau en a surpris plusieurs en s’opposant à l’adoption des projets de règlement. Elle a tenu à préciser qu’elle était en faveur du projet, mais elle estime que les commerçants concernés n’ont pas bien été informés dans ce dossier et que la communication à cet effet a été ainsi défaillante.

Les projets de règlement reliés au PPU ont été néanmoins adoptés et les conseillers Émile Grenon Gilbert (district 2), Jean-Pierre Brault (3) et Sylvain Houle (4) ont voté en faveur. M. Grenon Gilbert a été le seul des trois conseillers en faveur à expliquer sa position.

« Plusieurs choses ne sont pas atterries et des normes peuvent être changées. Ce qui a été soulevé c’est le manque de communication. Cela dit, il faut apprendre de ce processus et voir où on a fait des erreurs et comment on peut s’améliorer alors qu’il reste plusieurs processus à faire, a renchéri le jeune élu. La consultation aurait pu être faite en amont plutôt qu’en aval. C’est la leçon qu’il faut en tirer. Mais l’avenir passe par la par la requalification urbaine et le redéveloppement urbain. Il y a plusieurs bonnes caractéristiques, j’aime les approches prises pour baliser les vues. »

La conseillère du district 1, Brigitte Minier, était toutefois absente en raison d’un congé maladie selon le maire. Mme Minier n’a assisté qu’à une seule séance du conseil depuis novembre et elle a raté trois réunions ordinaires et deux extraordinaires. Elle était toutefois présente à la séance du budget du 17 décembre. Selon la greffière de Mont-Saint-Hilaire, Anne-Marie Piérard, cette présence à la séance extraordinaire empêche Mme Minier d’être en défaut d’assister aux séances du conseil durant une période de 90 jours consécutifs comme prévaut la Loi.

Modifications mineures
Quelques modifications ont été apportées au PPU depuis l’adoption de sa première mouture? Le zonage a été modifié pour permettre la vente au détail d’articles de cuisine au rez-de-chaussée et augmenter l’offre de soins personnels aux étages des bâtiments commerciaux. Le PPU prévoit aussi de créer un lien pour favoriser les déplacements actifs et contient des données sociodémographiques permettant de déterminer comment devra évoluer l’offre de logement en fonction de la variation de la population.

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