25 novembre 2016
L’Arche Belœil a des projets plein la tête
Par: Karine Guillet
Lukas Brasseur, Sylvain Sanscartier et Marlyn Demers devant le jardin de l'organisme.

Lukas Brasseur, Sylvain Sanscartier et Marlyn Demers devant le jardin de l'organisme.

COMMUNAUTAIRE. L’Arche Belœil a trouvé une manière bien à elle de contrer les effets désastreux de la réforme en santé en misant sur une initiative verte qui lui permettra d’économiser sur la facture d’épicerie, pour le bonheur de ses bénéficiaires.

Depuis cet été, la cour arrière d’une des résidences de l’organisme communautaire accueille un immense jardin de 4000 p2

«Aujourd’hui, ce qu’on réalise, c’est que nous sommes dans la bonne direction», assure la directrice de l’organisme, Marie Fréchette.

Selon Lukas Brasseur, responsable du projet, le but est entre autres de récolter des tomates et des poivrons afin de rendre les foyers de l’Arche autosuffisants en sauce tomate.

Il estime que le jardin pourra produire entre 300 à 400 litres de sauce. L’Arche a aussi intégré à ses foyers des bacs de compostage qui serviront à alimenter le jardin. Un étudiant de l’Institut de technologie agroalimentaire a également travaillé avec l’organisme afin de développer un plan de récolte.

Conséquence de la réorganisation

L’Arche Belœil accueille 17 personnes vivant avec une déficience intellectuelle dans ses trois foyers de la région. L’Œil Régional rapportait l’an dernier que le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement de la Monterégie-Est avait mis fin à un programme de stages pour personnes trisomiques offerts depuis plusieurs années. Les stages avaient été transformés en emploi ou en bénévolat définitif et avaient résulté dans certains cas à des pertes d’emplois.

Projet d’agrandissement

L’organisme à but non lucratif a également mis sur pied un petit comité d’entretien ménager, composé d’usagers, pour contrer la perte de service du réseau de la santé.

L’atelier de cuisine connaît aussi beaucoup de succès, à tel point que l’Arche souhaite maintenant louer un espace pour accueillir le Pot-en-feu.

Une solution temporaire puisque l’organisme aimerait éventuellement agrandir l’une de ses résidences afin de la doter d’une salle communautaire et d’une cuisine semi-professionnelle. Le projet permettrait d’assurer la pérennité des ateliers existants et  d’en développer d’autres.

L’agrandissement permettrait également d’accueillir dans les ateliers des personnes avec une déficience intellectuelle, mais qui ne vivent pas à l’Arche. L’organisme espère pouvoir réaliser ce projet au cours des prochaines années.

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