15 avril 2016
La police s’équipe de «trousses riveraines»
Par: L'Oeil Régional
Le capitaine Yanic Parent a travaillé pendant trois ans sur ce projet de trousse riveraine à la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent.

Le capitaine Yanic Parent a travaillé pendant trois ans sur ce projet de trousse riveraine à la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent.

La Régie de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) s’est dotée de huit trousses pour des sauvetages en bordure de l’eau, évitant aux policiers de se lancer à l’eau et de se mettre à leur tour en danger.

«Depuis l’existence de la Régie, on s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’interventions qui étaient faites autour des plans d’eau; le fleuve, la rivière Richelieu, certains cours d’eau et des piscines. Tout ce qu’on avait comme matériel pour intervenir, c’était une bouée de sauvetage», explique le capitaine Yanic Parent.

La régie a confectionné elle-même cette trousse avec l’achat des différents équipements. Selon M. Parent, la RIPRSL est un des seuls corps policiers au Québec, à l’extérieur de l’île de Montréal, à détenir une telle trousse dans quelques-unes de ses voitures.

Chaque sac imperméable orange, qui forme la trousse, contient une veste de flottaison, une corde jaune de 50 pieds avec mousqueton pour s’accrocher à la veste, une paire de gants et une ligne «d’attrape» de 20 mètres dans un sac qui peut être lancée à la victime.  Une trousse est aussi jumelée à un bâton télescopique de huit pieds de long pour rapprocher une personne ou un objet. Une trousse vaut autour de 450$.

«Ce n’est pas un équipement pour inciter les policiers à sauter à l’eau. S’ils sautent à l’eau, ils se mettent en danger», précise le capitaine Parent.

Le but est de sécuriser et de stabiliser l’agent qui est en bordure de l’eau pour sauver une victime. Lors d’une intervention, un policier enfile le gilet de sauvetage pendant qu’un autre agent tient la corde jaune accrochée au dos de la veste avec le mousqueton.

Une fois que l’utilité sera démontrée, la Régie verra à équiper l’ensemble de ses 35 à 40 autopatrouilles d’une trousse riveraine, indique le capitaine Parent.

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