28 mars 2018
La nouvelle image du festival
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault

Vincent Guilbault

Le Festibel. Le nouveau nom allait de soi. Je travaille au journal depuis plus de 10 ans et des gens me demandent encore si je travaille à L’Œil de Belœil. Je rectifie poliment: L’Œil Régional. Peut-être que le journal devrait revoir son branding!

Donc, Festibel, à Belœil; j’embarque.
Pour les spectacles à l’aveugle, je me garde une petite gêne avant de trancher. Je doute que beaucoup de festivaliers prennent une chance de payer sans connaître les spectacles. Oui, on rappelle dans notre article que le Festival de la gibelotte, à Sorel-Tracy, a déjà proposé la même formule. Mais le forfait venait aussi avec un carnet de rabais chez les commerçants de la région (peut-être une idée pour l’année prochaine). Surtout, l’événement de Sorel-Tracy n’avait pas la même vocation. La gibelotte, c’est un «festival», dans le sens où il est possible de s’y présenter et de profiter de la fête sans assister aux spectacles. On peut prendre un verre, déambuler dans les rues fermées à la circulation, etc. Au Festibel, si tu n’écoutes pas le spectacle, tu n’es pas à ta place!
Mais bon, je n’ai rien d’un stratège publicitaire et je souhaite de tout mon cœur que la technique fonctionne. Je crois fermement au potentiel de cet événement et je souhaite sa pérennité.

Confiance et police
Un petit mot sur l’enquête du Bureau des enquêtes indépendantes, sur l’intervention de la Régie de Police Richelieu-Saint-Laurent concernant la mort de la jeune Daphné (lire en page 10). Je comprends le directeur de la Régie, Bruno Pasquini, d’être prudent. L’enquête sur son corps de police n’est pas terminée et commenter l’intervention de la police dans l’histoire de Daphné Huard-Boudreault, qui s’est soldée par un meurtre, serait mal avisé. Toutefois, je crois qu’il aurait été bon pour l’image de la police qu’il prenne quelques minutes pour nous parler de la dernière année. Nous aider à comprendre si certaines choses ont changé dans les mœurs de la police régionale. Surtout, rassurer une panoplie de jeunes qui ont connu Daphné et qui ont peut-être un peu perdu la foi envers le corps de police.

ITSS
Le portrait que dresse ma collègue de la progression des infections transmissibles sexuellement et par le sang prouve une chose: retirer les cours d’éducation à la sexualité était une erreur et leur retour devrait être la priorité de nos législateurs. On attend le cours cet automne et j’espère que personne ne se laissera convaincre par une poignée de parents ou de membres d’un groupe idéologique qu’il ne faut pas enseigner les bases en matière de sexualité à nos enfants.

*NOTE DE L’AUTEUR: La section du texte sur le ski de fond a été supprimée de la version web puisque la décision sur l’interdiction du ski de fond dans la montagne a été annulée le jour même de la parution du journal papier. 

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